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La Banque d'Angleterre laisse ses taux inchangés

La banque d'Angleterre maintient son taux directeur

La banque d'Angleterre maintient son taux directeur - Daniel LEAL-OLIVAS / AFP

La Banque d'Angleterre a maintenu son taux directeur à 0,25%. Le Comité de politique monétaire s'est toutefois prononcé en faveur d'une hausse.

Comme prévu, la Banque d'Angleterre (BoE) a maintenu ce jeudi son taux directeur à 0,25%, niveau historiquement bas auquel il est fixé depuis août, mais à la surprise générale il y a eu une voix pour une hausse. Le Comité de politique monétaire (CPM) de la banque centrale britannique s'est de nouveau dit prêt à tolérer une inflation un peu plus forte que le niveau cible de 2%, tout en rappelant qu'il y a des limites à cette tolérance.

Mais pour Kristin Forbes, membre du CPM, les données prises en compte pour établir la politique monétaire "ont évolué de façon à justifier une hausse immédiate du taux directeur". Elle a cité en particulier l'accélération rapide de l'inflation d'une part et d'autre part le fait que "la faiblesse de l'activité attendue depuis le référendum (qui a vu les Britanniques voter en juin pour une sortie de l'Union européenne, NDLR) ne s'était pas concrétisée".

"La politique monétaire doit rester agile"

Pour elle, "il y a moins de raisons de tolérer une inflation au-dessus de sa cible pendant une période prolongée, même si la politique monétaire doit rester agile". "Mme Forbes s'est systématiquement placée du côté haussier au sein du CPM alors il se pourrait bien qu'elle ait souhaité faire passer un message fort avant son départ du Comité en juin", a relevé Howard Archer, économiste chez IHS Markit.

Si Kristin Forbes a été la seule à se prononcer pour une hausse du taux de 25 points de base, d'autres des neuf membres du CPM, dont le nombre et les noms n'ont, comme à l'habitude, pas été divulgués, "ont noté qu'il faudrait relativement peu de nouvelles positives sur les perspectives de l'activité ou sur l'inflation pour leur faire prendre en compte qu'une réduction plus rapide du soutien monétaire pourrait être justifiée", selon ces minutes.

Aucun membre n'avait appelé à une hausse de taux depuis Ian McCafferty en janvier 2016, et la dernière dissension sur les taux au sein du CPM date de juillet dernier quand Gertjan Vlieghe avait appelé à une baisse. Le mois suivant, la majorité s'était rangée de son côté pour voter une diminution du taux directeur, de façon à soutenir l'économie face aux turbulences redoutées après le vote pour le Brexit.

P.L avec AFP