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Faure Gnassingbé réélu au Togo, selon des résultats provisoires

Selon des résultats provisoires diffusés samedi soir, le président Faure Gnassingbé a été réélu à la tête du Togo lors du scrutin de jeudi. /Photo prise le 4 mars 2010/REUTERS/Noel Kokou Tadegnon

Selon des résultats provisoires diffusés samedi soir, le président Faure Gnassingbé a été réélu à la tête du Togo lors du scrutin de jeudi. /Photo prise le 4 mars 2010/REUTERS/Noel Kokou Tadegnon - -

par John Zodzi LOME - Le président togolais Faure Gnassingbé a été réélu à la tête de l'Etat lors du scrutin de jeudi, selon des résultats...

par John Zodzi

LOME (Reuters) - Le président togolais Faure Gnassingbé a été réélu à la tête de l'Etat lors du scrutin de jeudi, selon des résultats provisoires diffusés samedi soir.

Il a recueilli 1,24 million de voix sur les 2,1 millions de suffrages et son plus proche rival Jean-Pierre Fabre a obtenu 692.584 voix, d'après les résultats lus par Taffa Tabiou, président de la commission électorale.

La participation a été de 64,7%, a-t-il ajouté.

Jean-Pierre Fabre s'était proclamé vainqueur du scrutin vendredi, faisant état de 75 à 80% de suffrages en sa faveur dans diverses préfectures et avait accusé le camp présidentiel de chercher à lui voler la victoire.

Quelques heures après l'annonce des résultats, la police a tiré des grenades lacrymogènes pour disperser des manifestants dans le centre de Lomé. Dix personnes ont été arrêtées.

L'élection de Faure Gnassingbé, en 2005, avait donné lieu à des manifestations de protestation contre les fraudes présumées. Les violences avaient fait plusieurs centaines de morts.

L'élection de jeudi, à un tour, s'est déroulée dans le calme mais les résultats se sont faits attendre en raison de problèmes "techniques" de transmission des résultats.

Les observateurs de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) se sont inquiétés des soupçons que pouvaient faire peser sur l'honnêteté du dépouillement ces problèmes de transmission par satellite.

Fabre, candidat de l'Union des forces pour le changement (UFC), s'est réservé le droit d'appeler ses partisans à descendre dans les rues si les résultats officiels du scrutin de jeudi s'avéraient douteux, réveillant le spectre de nouvelles violences.

Le gouvernement et le Rassemblement du peuple togolais, le parti au pouvoir, l'ont accusé de vouloir semer le trouble.

"De ce que nous savons des résultats, je pense que l'UFC a subi une déroute totale", a déclaré Pascal Bodjona, ministre de l'Administration territoriale.

Une équipe d'observateurs européens a fait état d'"erreurs procédurales" mais qui ne soulèvent pas de questions sur le décompte des bulletins.

Version française Jean-Phillipe Lefief, Marc Delteil et Guy Kerivel