BFM Business

Fabius veut inciter les entreprises françaises à se tourner vers l'Indonésie

L'Indonésie, avec une croissance de 6% et un marché intérieur en plein boom, devrait attirer les entreprises françaises.

L'Indonésie, avec une croissance de 6% et un marché intérieur en plein boom, devrait attirer les entreprises françaises. - -

Le ministre des Affaires étrangères est arrivé en Indonésie, ce 1er août. Il veut inciter les entreprises françaises, encore peu nombreuses sur place, à travailler dans un pays qui connaît un développement de sa croissance et de son marché intérieur.

Laurent Fabius est en Indonésie, ce jeudi 1er août. Le ministre des Affaires Etrangères est arrivé à Jakarta pour une visite de deux jours, largement dominée par l'économie. Il s'agit de convaincre les entreprises françaises de se lancer dans la course indonésienne, l’un des pays les plus dynamiques du G20.

Des secteurs où la France peut s'imposer

L’Indonésie, c’est un taux de croissance de plus de 6%, un marché de 240 millions d'habitants, une consommation intérieure qui augmente, et une classe moyenne émergente. Bref sur le papier, le pays a tout pour faire rêver les entrepreneurs.

Parmi les priorités de développement sur place: les infrastructures de transports, d’énergie, les problématiques environnementales, l’agroalimentaire, et la santé. Justement des secteurs où la France est en pointe !

Concurrence de l'Allemagne

Mais, pour le moment, les Français sont sous-représentés avec à peine 3% de parts de marché. Les rois là-bas sont la Chine et le Japon. On trouve tout de même les poids lourds traditionnels, comme Total, implanté depuis 1968, Schneider Electric, ou L’Oréal, qui a bâti sur place sa plus grande usine au monde.

En revanche, il y a encore très peu de contrats pour les PME et les ETI françaises. Et il faut déjà jouer des coudes avec nos voisins européens, l’Allemagne en tête. Un industriel français racontait qu’à l’occasion d'un récent salon sur place, il avait compté deux stands français contre presque une centaine d'allemands.

Les entrepreneurs français doivent aussi s'attendre à tomber, selon le même chef d'entreprise, sur des hommes d’affaires indonésiens particulièrement aiguisés.

Jean-Baptiste Huet