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Etats-Unis et Europe entament leurs négociations commerciales

Les Etats-Unis et l'Europe pourraient gagner chacun jusqu'à un point de PIB grâce à l'accord de libre-échange à venir.

Les Etats-Unis et l'Europe pourraient gagner chacun jusqu'à un point de PIB grâce à l'accord de libre-échange à venir. - -

C'est ce lundi 8 juillet que s'ouvrent les discussions entre les Etats-Unis et l'Union européenne en vue de mettre en place un accord de libre-échange entre les deux puissances.

Les grandes négociations commerciales entre les Etats-Unis et l'Union européenne commencent ce lundi 8 juillet à Washington. Un énorme chantier pour ces deux puissances qui assurent à elles seules la moitié de la production mondiale.

Si ces négociations aboutissent, le gain est estimé entre 0,6 et 1 point de PIB en plus pour l'Europe et pour l'Amérique. La France a souhaité que le début des négociations soit retardé à cause des programmes d'espionnage américain, les pourparlers commencent bel et bien à la date prévue.

Dans un premier temps la France avait mis la barre très haut. "On ne peut pas négocier dans ces conditions", avait dit François Hollande, qui exigeait que la surveillance américaine cesse immédiatement.

La France isolée

Puis la France a assoupli sa position. Elle a réclamé des explications immédiates, sans lesquelles les grandes négociations commerciales seraient repoussées de deux semaines. Mais même là, l'Hexagone s'est retrouvé isolé par rapport à ses partenaires européens.

La France a dû encore baisser d'un cran ses exigences. Si les négociations commencent, il faut que parallèlement, des discussions soient entamées sur les programmes américains. Les Américains ont évidemment accepté de discuter, dès lors qu'ils n'ont plus besoin à court terme de s'expliquer, et encore moins d'arrêter leurs programmes.

Les Français isolés sur la méthode, mais pas forcément sur le fond. La chancelière allemande a estimé ce week-end que ce n'est pas parce qu'on commençait des négociations commerciales ce lundi qu'il fallait balayer sous le tapis nos désaccords avec Washington sur la cyber-surveillance.

Jean-Bernard Cadier correspondant à New York