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Encore des notes de frais de taxis qui passent mal  

Le patron des transports publics de Stockholm a été épinglé.

Le patron des transports publics de Stockholm a été épinglé. - Aftonbladet

Le patron des transports en commun de Stockholm a engrangé en une année 7.200 euros de notes de taxis alors qu'il dispose d'un véhicule de fonction et surtout de la gratuité des transports en commun.

Décidément quel que soit le pays, les notes de taxis trop élevées des dirigeants d'établissements publics passent mal. Cette fois, c'est en Suède que l'affaire fait grand bruit. Un pays où la rigueur dans la gestion des fonds publics n'est jamais prise à la légère. A fortiori quand l'auteur des dépenses auraient vraiment dû montrer l'exemple.

C'est le quotidien suédois Aftonbladet qui a levé le lièvre: "Le directeur général de Storstockholms Lokaltrafik (transports en commun de Stockholm), Anders Lindström, a le droit selon son contrat de travail à un véhicule de fonction et la gratuité des transports en commun. Malgré cela il a pris le taxi pendant ses heures de travail pour 67.000 couronnes sur un an" (près de 7.200 euros). Le journal raconte que les courses remboursées portaient le plus souvent sur de toutes petites distances en centre-ville, des trajets qui s'effectuent facilement avec le métro qu'il est censé gérer.

Condamné pour vol à l'étalage

Cette révélation ne fait qu'ajouter aux soucis d'Anders Lindström, qui risque d'être licencié après avoir été condamné mardi 12 mai à Hong Kong à 5.000 dollars d'amende (568 euros) pour un vol à l'étalage dans une boutique de l'aéroport. Pris avec un portefeuille dans la poche, il plaidait la bonne foi, affirmant qu'il avait "oublié" de passer par la caisse.

En France, la PDG de l'Institut national de l'audiovisuel (Ina) Agnès Saal a été relevée de ses fonctions le 28 avril après la révélation de frais de taxi dépassant 40.000 euros en dix mois, dont 6.700 euros pour son fils, alors qu'elle avait aussi une voiture de fonction avec chauffeur.

D. L. avec AFP