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En Inde, la ruée sur les billets valides met les banques à court d'argent

En Inde, de longues files d'attente se sont formées devant les banques pour tenter d'échanger les billets de 500 et 1.000 roupies devenus inutilisables sur décision du gouvernement

En Inde, de longues files d'attente se sont formées devant les banques pour tenter d'échanger les billets de 500 et 1.000 roupies devenus inutilisables sur décision du gouvernement - -

Pour la deuxième journée consécutive, les banques indiennes ont été prises d'assaut par une foule qui tente de se procurer des billets valides, laissant nombre de succursales et de distributeurs à court de liquidités.

Dans toute l'Inde, de longues files d'attente se sont formées devant les établissement bancaires. La foule tenter d'échanger les billets de 500 et 1.000 roupies (6,5/13 euros), soudainement devenus inutilisables car démonétisés sur décision brutale du gouvernement cette semaine, contre de petites coupures ou la nouvelle coupure de 2.000 roupies. L'Inde, un pays d'1,25 milliard d'habitants, a été prise de court par cette annonce.

Après plusieurs heures d'attente devant les guichets, des millions d'Indiens ont dû repartir les mains vides, nombre d'agences bancaires et de distributeurs s'étant retrouvés à sec. "L'annonce surprise a créé un problème pour les banques mais le secteur bénéficiera sur le long terme de cette démonétisation" qui entraînera une hausse des dépôts bancaires, a pondéré Sujan Hajra, économiste en chef de la compagnie de courtage Anand Rathi securities.

Les limites imposées aux retraits par le gouvernement compliquent les versements de salaires en liquide, dans une économie à l'énorme secteur informel et où 90% des transactions s'effectuent en espèces.

La banque centrale indienne s'est voulue rassurante...

"Nous avions payé les salaires de quelque 700 ouvriers lundi 7 novembre mais la plupart d'entre eux n'ont pas été en mesure de changer leur argent et sont fauchés", a déclaré Vikram Deep Singh Sekhon, responsable d'une plantation de thé dans l'Etat du Bengale occidental (est). Ses employés "n'arrivent plus à acheter certains produits essentiels à la vie de tous les jours", a-t-il témoigné.

Si quelques secteurs sensibles (hôpitaux, stations-service, gares, etc.) pouvaient encore, hier vendredi 11 novembre, accepter les anciens billets, il leur est légalement impossible de le faire depuis minuit (18H30 GMT), dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 novembre.

La banque centrale indienne s'est voulue rassurante, déclarant que suffisamment d'argent liquide avait été distribué aux institutions bancaires pour répondre aux besoins. "Il y a suffisamment d'argent disponible en banque et toutes les dispositions ont été prises pour que les billets atteignent toutes les parties du pays", a-t-elle affirmé, appelant les Indiens à la "patience".

F.B avec AFP