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Egypte: les entreprises françaises inquiètes

Les entreprises françaises redoutent les conflits de plus en plus tendus en Egypte

Les entreprises françaises redoutent les conflits de plus en plus tendus en Egypte - -

Les tensions grandissent en Egypte. Les entreprises françaises sur place s'adaptent. Certaines, comme Vinci ou Bouygues, ont préféré rapatrier leurs salariés. Orange a choisi de fermer ses boutiques. Lafarge, en revanche, a "seulement" renforcé ses sécurités.

Alors que les tensions s'intensifient en Egypte, les entreprises françaises tentent, tant bien que mal, de s'organiser. Certaines des 95 entreprises tricolores sur place ont décidé de rapatrier leurs salariés. Ainsi, dès vendredi 16 août, une partie des 35 salariés français de Vinci ont regagné le pays. Cinq employés de Bouygues et de leur famille sont également revenus en France. Les chantiers de l'entreprise de BTP ont été fermés.

La situation est délicate également pour Degrémont (groupe Suez Environnement) qui possède deux usines de traitement d'eau au Caire.

Orange, de son coté, n'a pas décidé de rapatrier ses salariés mais demande à ses employés "de ne prendre aucun risque" et "de respecter le couvre-feu". L'opérateur mobile, qui compte 33 millions de clients en Egypte sous la marque Mobinil, a fermé ses boutiques et reporté les interventions techniques.

Lafarge chute en Bourse

En revanche, chez Lafarge, aucun rapatriement n'est prévu. Mais la sécurité a été renforcée. "Nos principales activités se situent à 200 km du Caire, mais en fonction de l'évolution de la situation, nous nous adapterons", précise un porte-parole du cimentier. Pour autant, ce choix inquiète la Bourse. L'action Lafarge accuse la plus forte baisse de l'indice CAC 40 ce lundi.

Les banques sont également peu affectées: elles ont déjà quitté le pays depuis plusieurs mois.

Diane Lacaze (texte) et Thomas Paulmyer (sujet vidéo)