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Comment Cameron veut lutter contre les inégalités salariales hommes-femmes

David Cameron veut notamment plus de femmes dans les conseils d'administration

David Cameron veut notamment plus de femmes dans les conseils d'administration - Vladimir Smicek - AFP

Le Premier ministre britannique a proposé, ce mardi, d'obliger les entreprises. Une mesure qui doit encore faire l'objet de consultations.

David Cameron a une idée bien précise pour lutter contre les inégalités. Le Premier ministre a ainsi proposé ce mardi 14 juillet de rendre obligatoire, pour les entreprises de plus de 250 salariés, la publication des écarts de rémunérations entre les deux sexes.

Cette mesure doit faire l'objet d'une consultation qui permettra d'en déterminer les modalités, et fournira aussi des pistes pour encourager les jeunes filles à envisager la plus large gamme de carrières possible et favoriser le retour à l'emploi des parents qui ont interrompu leur carrière.

"De manière générale, une femme gagne 80 pence quand un homme gagne une livre (respectivement 1,13 et 1,41 euro, ndlr). C'est un scandale, et je suis déterminé à y mettre fin", a déclaré sur son compte Facebook David Cameron.

"Nous allons faire en sorte que chaque entreprise d'au moins 250 employés publie l'écart entre les salaires moyens des hommes et des femmes. Cela permettra de révéler les différences, créant la pression dont nous avons besoin pour le changement", a ajouté le dirigeant conservateur.

"Il faut plus de femmes dans les conseils d'administration"

David Cameron a également plaidé pour une place accrue des femmes dans les milieux où elles sont toujours sous-représentées.

"La Chambre des Communes comporte presque un tiers de femmes, quand cela devrait être la moitié. Les forces armées ont besoin de plus de femmes dans tous les corps. Il faut plus de femmes dans les conseils d'administration", a-t-il dit.

"Quand mes filles, Nancy et Florence (11 et 4 ans, ndlr), commenceront à travailler, je veux qu'elles regardent les différences de salaires comme nous regardions le fait que les femmes ne pouvaient voter ou travailler: quelque chose d'obsolète et d'injuste que nous avons surmonté, ensemble".

J.M. avec AFP