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Chypre: la Russie entre deux eaux

Dmitri Medvedev, le Premier ministre russe (à droite) ne veut pas d'une cassure avec l'Europe de José Manuel Barroso (à gauche).

Dmitri Medvedev, le Premier ministre russe (à droite) ne veut pas d'une cassure avec l'Europe de José Manuel Barroso (à gauche). - -

Moscou est vent debout contre le plan chypriote accepté par la Troïka, le 24 mars, les autorités russes n'hésitant pas à parler de spoliation. Pour autant, il n'est pas question de couper les ponts.

A lire les propos de Dimitri Medvedev, le Premier ministre russe, (Chypre "continue à piller le butin", "à voler ce qui n'a pas encore été volé"), on pourrait croire à une rupture imminente des relations diplomatiques.

Pourtant, malgré ces déclarations, le porte-parole du kremlin affirme que le président Vladimir Poutine juge possible de soutenir les efforts de Chypre et de la Commission européenne.

Cela passerait par une réponse favorable à la demande chypriote, d'assouplir le remboursement de son prêt de 2,5 milliards d'euros, contracté auprès de la Russie en 2011.

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La Russie veut éviter une cassure avec l'Europe

Dans le mécanisme échafaudé à Bruxelles, les banques russes implantées à Chypre ne seront concernées, pour ainsi dire, que par le contrôle des capitaux, et non par la restructuration drastique que vont subir les établissements nationaux chypriotes.

Pourtant, chacun à Chypre sait que les intérêts russes vont se détourner de leur ile. Mais manifestement, pour le pouvoir russe, cet enjeu reste bien insuffisant pour risquer une cassure irréparable avec l'Union européenne.

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Benaouda Abdeddaïm