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Christine Lagarde évoque la possibilité d’un "Grexit"

Christine Lagarde a brisé le tabou d'une sortie de la Grèce de la zone euro.

Christine Lagarde a brisé le tabou d'une sortie de la Grèce de la zone euro. - Tasso Marcelo - AFP

Alors que les négociations patinent entre la Grèce et ses créanciers, la patronne du FMI a estimé qu’une sortie du pays de la zone euro était une "possibilité", sans que cela signifie "la fin de l’euro".

Un tabou est peut-être en train de se briser. La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde, a estimé jeudi qu'une sortie de la Grèce de la zone euro était "une possibilité", dans des extraits d'un entretien au quotidien allemand FAZ à paraître vendredi.

"La sortie de la Grèce (de la zone euro) est une possibilité", a dit Christine Lagarde, qui assiste à Dresde (est de l'Allemagne) à une réunion des ministres des Finances du G7. Un telle sortie ne serait "pas une promenade de santé" mais ne signifierait pas non plus "la fin de l'euro", a-t-elle déclaré au Frankfurter Allegemeine Zeitung. Le tout alors que le ton s'envenime entre l'institution de Washington et le gouvernement grec.

"Il est très improbable que nous arrivions à une solution globale dans les jours qui viennent", a également dit Christine Lagarde, apportant un nouveau démenti aux allégations d'Athènes mercredi qu'une ébauche d'accord était en cours de rédaction.

"A nouveau des déconvenues" lors des négociations avec la Grèce

Le gouvernement d'Alexis Tsipras négocie depuis fin février avec le FMI, la Banque centrale européenne (BCE) et la Commission européenne, à savoir l'ex-Troïka, sur des engagements de réformes qui entraîneraient le déblocage de 7,2 milliards d'euros d'aide financière promise à Athènes. Les discussions sont extrêmement ardues, les demandes des institutions allant pour beaucoup à l'encontre des promesses électorales du Premier ministre grec.

Les négociations avaient avancé début mai mais "ces dernières semaines nous avons à nouveau eu des déconvenues", selon la Française.

"Nous avons des règles, nous avons des principes", a également martelé Christine Lagarde dans les colonnes du FAZ.

L'un de ces principes, rappelé par le FMI depuis Washington, est que "tout pays qui n'honore pas ses engagements envers le Fonds (...) est déclaré en situation d'arriérés de paiement et n'a pas accès aux financements du FMI".

Y.D. avec AFP