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Catastrophes naturelles: 2014, une année moins destructrice

Le cyclone Hudhud a causé le plus de dégâts.

Le cyclone Hudhud a causé le plus de dégâts. - Strdel - AFP

Les catastrophes naturelles de l'année dernière ont causé moins de dégâts matériels que celles de 2013, selon le réassureur Munich Re. Elles ont également coûté moins de vies humaines.

L'année 2014 semble avoir été légèrement plus clémente que les précédentes. Les catastrophes naturelles ont coûté moins de vies humaines et causé moins de dégâts matériels que celles de 2013, selon une étude publiée ce mercredi 7 janvier par Munich Re.

Les coûts cumulés des catastrophes naturelles ont atteint 110 milliards de dollars (93 milliards d'euros) en 2014, selon le géant allemand de la réassurance. L'année précédente, ils étaient de 140 milliards de dollars.

Il faut dire que les années 2012 et 2013 avaient été particulièrement douloureuses. 2012 avait connu l'ouragan Sandy et la sécheresse aux Etats-Unis. 2013 avait été marquée par le typhon Haiyan aux Philippines, les inondations en Europe centrale, la tempête Andreas en Allemagne et en France, ou encore la tempête Christian en Europe du Nord.

C'est le cyclone Hudhud, en Inde, qui a causé le plus de dégâts (7 milliards de dollars). Sur les 110 milliards de dollars de dégâts constatés, seuls 31 milliards étaient assurés. C'est une tempête au Japon, assortie de fortes chutes de neige, qui a coûté le plus cher aux compagnies d'assurance sur l'année avec 3,1 milliards de dollars.

Concernant le bilan humain, les désastres de 2014 ont entrainé 7.700 décès. Les inondations en Inde et au Pakistan, en septembre, ont été particulièrement meurtrières avec 665 victimes.

"Les dégâts causés par des évènements climatiques extrêmes sont en augmentation"

Le nombre de morts liés aux catastrophes naturelles est très en dessous du chiffre de l'année précédente (21.000) et des moyennes des dernières années. Ces chiffres sont "une bonne nouvelle" a commenté dans un communiqué Torsten Jeworrek, membre du directoire de Munich Re, et s'expliquent entre autres par le fait qu'en beaucoup d'endroits, les autorités ont mis les populations à l'abri à temps, ainsi en Inde à l'approche du cyclone Hudhud ou aux Philippines avant le typhon Hagupit.

La saison des ouragans en Amérique du Nord a en outre été relativement clémente, avec huit ouragans violents contre 11 par an en moyenne entre 1950 et 2013.

Néanmoins, ces chiffres de 2014 ne pronostiquent en rien ce qui pourrait se passer pour 2015. Ils "ne sont pas une raison pour se bercer dans l'illusion de la sécurité", prévient Torsten Jeworrek, "il n'y a pas de raison pour attendre une évolution aussi contenue en 2015".

"Les dégâts causés par des évènements climatiques extrêmes (...) sont manifestement en augmentation dans de nombreuses régions telles que les Etats-Unis ou l'Europe centrale. Les chutes de grêle peuvent provoquer d'énormes dommages. Les mesures permettant de réduire les dégâts, notamment ceux causés aux bâtiments, ont par conséquent une grande importance", affirme Peter Höppe, chef de recherche chez Munich Re, cité dans l'étude.

Diane Lacaze avec AFP