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Carlos Ghosn: un procès reporté à 2020 ?

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- - Behrouz MEHRI / AFP

Le procès de l'ex-PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn, qui devait s'ouvrir en septembre, pourrait être reporté en 2020 selon des médias japonais.

Après 3 nouvelles semaines de détention, Carlos Ghosn est sorti de prison cette semaine moyennant le paiement d'une caution. Sous le coup de quatre inculpations, pour dissimulations de revenus et abus de confiance aggravé, il prépare désormais sa défense. Et il pourrait avoir plus de temps que prévu.

Son procès devait s'ouvrir en septembre. Le tribunal du district de Tokyo est finalement revenu sur cette décision. L'annonce a été faite ce vendredi aux avocats de la défense et à l'accusation, selon l'agence de presse japonaise Kyodo News, Pas de nouveau calendrier annoncé, mais selon l'agence de presse japonaise, ce changement signifierait que le procès ne s'ouvrira pas cette année.

Le tribunal aurait également décidé de ne pas séparer le procès de Carlos Ghosn, de son bras droit Greg Kelly et de Nissan, tous accusés d'avoir omis de déclarer une grande partie de leurs revenus, entre 2010 et 2018. Les avocats de l'ex PDg de Renault Nissan souhaitent pour leur part que leur client soit jugé séparément de Nissan, estimant que cela irait à l'encontre d'un procès équitable.

Le quotidien Sankei Shimbun a de son côté affirmé que les procureurs ont renoncé à interjeter appel devant la Cour suprême contre la libération sous caution de l'ex-PDG. Il ne devrait donc plus repasser par la case prison avant le procès, à moins d'être à nouveau arrêté pour de nouveaux chefs d'accusation.

Carlos Ghosn est sorti de prison jeudi soir après avoir payé une deuxième caution de 500 millions de yens soit quatre millions d'euros. La première s'élevait à un milliard de yens, soit près de 8 millions d'euros après 108 jours passés en prison entre novembre et janvier.

L'ancien grand patron est donc désormais à l'air libre mais soumis à de strictes conditions : assignation à résidence, interdiction de quitter le Japon mais aussi interdiction de voir son épouse sans l'autorisation préalable du tribunal.

Sandrine Serais