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Brexit : l’UE fixe deux options pour un court report 

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- - TOLGA AKMEN / AFP

Le Brexit sera effectif le 12 avril prochain, ou le 22 mai, ont décidé les Etats-membres. Cela dépendra de la bonne volonté du parlement britannique.

L’équation se complique un peu plus pour Theresa May. Le Première ministre britannique, qui avait officiellement réclamé un report du Brexit jusqu’à la fin du mois de juin, devra se contenter du 22 mai comme ultime deadline.

Réunis lors d’un Conseil européen, les chefs d’Etat et de gouvernement ont, en fait, décidé de proposer deux options à Londres. Soit le parlement britannique adopte l'accord négocié avec l'UE, la semaine prochaine, alors le Brexit aura effectivement lieu à la veille du début des élections européennes, qui auront lieu du 23 au 26 mai dans les pays de l’Union européenne.

Si l'accord n'est pas voté, la date limite est alors avancée au 12 avril prochain. Au début des discussions, cette seconde option n'avait pas été évoquée mais il semble que certains pays, la France en tête, aient insisté pour durcir les conditions du report.

Lors de son arrivée à Bruxelles, Emmanuel Macron s’est montré particulièrement intransigeant sur cette question. « Je suis évidemment tout à fait ouvert à une prolongation technique qui doit être la plus courte possible en cas de vote positif » a-t-il expliqué. Mais « en cas de vote négatif britannique nous irions vers un no deal ».

Une pétition pour révoquer l’article 50

L’avenir britannique n’a donc jamais été aussi incertain. Tous les scénarios sont sur la table bien qu’aucun ne puisse véritablement satisfaire toutes les forces en présence. Une révocation de l’article 50 ? Une pétition officielle a d’ores et déjà dépassé le million de signatures en un temps record mais le gouvernement britannique a toujours refusé cette hypothèse et l'a de nouveau répété. Reste encore que l’éventualité d’un no deal imminent pourrait convaincre les réfractaires de l’accord à céder, sous la pression.

L’adoption par le Parlement britannique de l’accord signé avec l’Union européen faciliterait clairement la tâche pour Theresa May mais, après avoir été rejeté deux fois, il semble à la fois compliqué de le représenter une nouvelle fois et surtout de le faire adopter par des parlementaires hostiles. De leur côté, les Européens ont rappelé qu’ils ne comptaient pas renégocier l’accord. Dans ce contexte, c’est bien le no deal qui plane au-dessus du Royaume-Uni. Mais un no deal "accidentel", c'est à dire par manque de temps...