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Barack Obama: les coupes budgétaires sont "stupides"

Barack Obama a rejeté la faute sur le camp républicain

Barack Obama a rejeté la faute sur le camp républicain - -

Le président des Etats-Unis a taclé, ce vendredi 1er mars, ses adversaires républicains sur l’échec d’un accord pour empêcher des coupes budgétaires. Il pointe ainsi les effets sur l’emploi.

Barack Obama hausse encore un peu le ton. Le président américain s’est exprimé, ce vendredi 1er maris, après avoir reçu les leaders politiques du Congrès, lors d’une réunion qui n’a abouti à aucun accord pour contrecarrer des coupes budgétaires automatiques de 85 milliards de dollars d'ici le 30 septembre.

Ces coupes automatiques, qualifiées de "mur budgétaire" sont "stupides", "vont coûter des emplois" aux Etats-Unis et "affaiblir notre économie", a clamé le locataire de la Maison Blanche.

"Je ne suis pas un dictateur. Je suis un président", a lancé Barack Obama. "Ce que je ne peux pas faire, c'est forcer le Congrès à prendre les bonnes décisions", a-t-il martelé.

La lutte des Républicains

Il a estimé, au passage, que l’inflexibilité de ses opposants républicains était responsable de ce résultat.

Ces derniers arguent que Barack Obama ne se préoccupe pas suffisamment de la réduction des déficits, et cherchent à négocier de nouvelles hausses d’impôts, après en avoir déjà obtenu en janvier dernier. "Nous devons nous concentrer sur le problème des dépenses", a encore affirmé, ce vendredi le président républicain, de la Chambre des représentants, John Boehner.

Il a confirmé que le groupe républicain déposerait la semaine prochaine un texte visant à financer l'Etat fédéral au-delà du 27 mars et jusqu'à la fin de l'exercice budgétaire 2013, le 30 septembre.

"De la réthorique politique"

Pour Olivier Richomme, maître de conférence à l’université de Lyon II: "Lorsque les Républicains affirment que ce qui les intéresse, ce sont les réductions budgétaires, on sait que c’est de la rhétorique politique".

"On est face à un parti qui ressasse l’anti-étatisme et la réduction de la taille de l’Etat (…) Les Républicains instrumentalisent la taille du déficit pour des raisons partisanes et politiques", a-t-il conclu, interviewé par BFM Business.

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J.M. avec AFP et Mélissa Collado (sujet vidéo)