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Bacheliers recalés d'APB, le Québec vous tend les bras

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- - Université de Montréal

L'université de Montréal propose à ceux qui n'ont pas trouvé de place à l'université en France de candidater pour venir étudier en son sein à partir de janvier 2018, rapporte Courrier international.

Le Québec tend la main aux malheureux de la plateforme Admission post-bac, le controversé APB, qui n'ont obtenu aucune affectation via ce système de sélection des bacheliers. Ou plus précisément l'Université de Montréal. Cet établissement public les incite à venir étudier dans ses hémicycles pour sa session d'hiver, qui démarre en janvier 2018, raconte Courrier International.

Le slogan de sa campagne de communication ressemble à celui d'une agence de voyage: "Et si vous veniez à Montréal cet hiver?". Mais pas pour se la couler douce: plutôt pour suivre quatre mois de cours dans la 5e meilleure université canadienne selon classement de Shanghaï, première étape pour obtenir l'équivalent d'une licence universitaire (bac +3).

S'en suit une attaque en règle contre l'APB: "Étudiants français, c'est le moment de découvrir les possibilités qu'offre un système universitaire différent, qui s'adapte à la situation de chaque étudiant!", lit-on sur le site, qui mentionne nommément ledit système, en une et dans l'adresse mail du contact pour obtenir davantage d'information: "APB@umontréal.ca".

La plateforme française d'admission à l'université a suscité la polémique en cette rentrée 2017, alors que plus de 3.700 bacheliers hexagonaux sont restés sur le carreau lors de la clôture des inscriptions, le 25 septembre. Candidats à une filière universitaire, ces bacheliers n'ont obtenu aucune place nulle part.

Un système "illégal", "opaque", "injuste"

La ministre de l'Enseignement supérieur a annoncé la disparition d'APB à la rentrée prochaine, un système "à bout de souffle", selon Dominique Vidal. La CNIL va même plus loin, le taxant d'illégal et opaque.

D'autres le qualifient surtout "d'injuste", parce que la plateforme attribue des affectations par tirage au sort, grâce à un algorithme qui ne tient compte ni des résultats des bacheliers, ni de leur situation financière. Ainsi, parmi les laissés pour compte du système, une majorité de bacheliers de filières professionnelles et technologiques, et des élèves ayant obtenu leur bac, général ou non, avec les meilleures mentions.

Des élèves brillants qui intéressent donc l'Université francophone de Montréal. Ils ont jusqu'au 8 octobre pour envoyer leur candidature complète.

Nina Godart