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Grève du 17 septembre: Martinez juge que les salariés doivent "se défendre"

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a déploré que, dans de nombreux secteurs économiques, "dès qu'il y a un problème, on licencie d'abord, et on réfléchit après"

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a déploré que, dans de nombreux secteurs économiques, "dès qu'il y a un problème, on licencie d'abord, et on réfléchit après" - Zakaria ABDELKAFI

Pour le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, cette journée d'action ne concerne pas que la SNCF, mais "l'ensemble des professions, dans le public et le privé".

La journée de manifestations et de grève de jeudi prochain, organisée à l'appel de la CGT, de FSU et de Solidaires, sera l'occasion pour les salariés de "se défendre", notamment face aux nombreuses suppressions d'emplois, a souligné samedi le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.

Cette journée d'action, dans un "climat social tendu", ne concerne pas que la SNCF, mais "l'ensemble des professions, dans le public et le privé", a fait valoir M. Martinez à l'antenne de France Inter.

"Est-ce que les salariés d'Auchan ne doivent rien faire, alors qu'on annonce 1.500 suppressions d'emplois et que leur patron est parmi les plus riches de France?", et que le secteur de la grande distribution, notamment alimentaire, "n'a pas souffert de la crise du Covid et du confinement", a demandé le responsable syndical. "On se laisse faire ou on essaye de se défendre?", a-t-il poursuivi.

"Les premiers de corvée"

Philippe Martinez a déploré que, dans de nombreux secteurs économiques, "dès qu'il y a un problème, on licencie d'abord, et on réfléchit après. Nous on propose de réfléchir d'abord et après de prendre des mesures en fonction des réalités".

"C'est assez aberrant que ce soit toujours les salariés qui payent les pots cassés de stratégies d'entreprises aléatoires", a encore estimé M. Martinez. Malgré le plan de relance récemment annoncé par le gouvernement, "les problèmes d'hier restent les problèmes d'aujourd'hui", a ajouté le leader cégétiste.

Il a cité notamment la question des salaires, observant que "les premiers de corvée sont toujours payés comme au mois de février", et prôné une réflexion sur le temps de travail car, "si on veut que tout le monde travaille, on ne peut pas faire travailler plus ceux qui ont déjà du boulot".

P.S. avec AFP