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Garmin retrouve la forme après une longue panne due à une cyberattaque

Des montres Garmin

Des montres Garmin - Garmin

Après 5 jours de panne, les systèmes de Garmin sont de nouveau opérationnels. Aucune données de clients, y compris celles de paiement, auraient été piratées, perdues ou volées.

Les opérations reprennent pour Garmin, après une panne de cinq jours causée par une cyberattaque, a fait savoir lundi le fabricant américain de montres connectées et de systèmes de navigation.

"Plusieurs systèmes et services affectés par la panne récente, y compris (la plateforme) Garmin Connect, sont de nouveau opérationnels", a indiqué Garmin dans un communiqué en ligne.

L'entreprise envisage un "retour à la normale" d'ici quelques jours. "L'utilisation de certaines fonctionnalités reste limitée", le temps de rattraper le retard en termes de traitement des données.

L'application Garmin Connect permet à des millions d'utilisateurs de mesurer et enregistrer des informations de santé comme le rythme cardiaque, le nombre de pas, l'intensité des efforts physiques, etc. à partir d'objets connectés comme les montres.

Ce weekend, la priorité du fabricant était de restaurer ce service et de rassurer ses usagers sur la protection de leurs données.

Une cyberattaque lancée jeudi

"Nous n'avons aucune indication montrant que des données de nos clients, y compris celles de paiement, aient été piratées, perdues ou volées", a réitéré Garmin lundi.

La société explique avoir été victime d'une cyberattaque jeudi dernier, qui a affecté les applications, son site web, les services d'assistance aux clients et le département chargé de la communication. L'attaque a "crypté certains de nos systèmes", mentionne Garmin, sans plus de précisions.

Selon des sources anonymes du site spécialisé TechCrunch, les pirates ont utilisé un logiciel d'extorsion (ransomware).

Typiquement, ce type de logiciel malveillant bloque l'accès à un site ou un ordinateur jusqu'à ce que la victime envoie une somme d'argent contre la clé pour retrouver le contrôle. TechCrunch ajoute qu'il s'agirait dans ce cas du logiciel "WastedLocker", une spécialité d'un groupe de hackers russes baptisé "Evil Corp.".

Garmin a aussi déclaré que ses services de navigation aérienne, dont flyGarmin, étaient totalement opérationnels.

C.C. avec AFP