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Fruits et légumes frais: "tassement" de la consommation de bio en France dû à la crise

Les prix des fruits et légumes bio sont "entre 30 à 50% plus élevés" en moyenne que ceux des produits non bio selon les saisons

Les prix des fruits et légumes bio sont "entre 30 à 50% plus élevés" en moyenne que ceux des produits non bio selon les saisons - CHRISTOPHE ARCHAMBAULT

Le groupe interprofessionnel Interfel constate un "tassement" de la consommation de fruits et légumes bio. Leurs prix et la crise économique peuvent expliquer cette tendance.

Les professionnels des fruits et légumes s'inquiètent d'un "tassement" de la consommation de fruits et légumes bio en France en fin d'année et alertent les pouvoirs publics sur "l'adéquation" de la consommation et de la production biologique qui, elle, ne cesse de progresser.

"En fin d'année, au 3e trimestre, nous avons eu une baisse de 1% de la consommation de fruits et légumes bio, un ralentissement sans doute dû à la crise" qui constitue un "avertissement", a déclaré Laurent Grandin, président de l'interprofession Interfel lors d'une conférence de presse mardi.

"Ce n'est pas un déclin, c'est un tassement" a dit Laurent Grandin. "Personne ne sait à quel niveau se fixera la consommation de bio qui jusqu'à présent était plutot portée par des historiques et des CSP+" a-t-il ajouté.

Une forme de suspension

Au total sur l'année, les fruits et légumes bio, qui représentent quelque 10% du total des fruits et légumes consommés en France restent néanmoins en progression, avec une hausse de la consommation estimée à quelque 5% pour l'année 2020 par Interfel, par rapport à une croissance régulière de +7 à +8% les années précédentes.

"On alerte les pouvoirs publics pour qu'ils regardent dans quelle mesure il y a adéquation entre les facteurs d'encouragement du développement et la consommation, et qu'ils nous aident à réguler cette situation" a ajouté Laurent Grandin.

"Nous pensons qu'il y a une forme de suspension liée à une crise économique à venir, autour de la consommation en général et la consommation du bio en particulier dans la mesure où quand le consommateur a des arbitrages à faire, il regarde aussi ses capacités de dépense", a-t-il souligné.

Les prix des fruits et légumes bio sont "entre 30 à 50% plus élevés" en moyenne que ceux des produits non bio selon les saisons, a-t-il rappelé. "Il y a un risque de se retrouver avec une offre surabondante par rapport à la demande" a-t-il ajouté.

PS avec AFP