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Frichti, Deliveroo, Ubereats : la livraison bientôt soumise à la consigne ?

Un coursier à vélo exerçant pour la plateforme de livraison de repas Deliveroo. (image d'illustration)

Un coursier à vélo exerçant pour la plateforme de livraison de repas Deliveroo. (image d'illustration) - Gérard Julien - AFP

La secrétaire d’État à la transition énergétique rencontre ce mercredi les représentants des livreurs comme UberEats, FoodChéri, Frichti, etc pour qu’ils planchent sur un dispositif de consigne.

Et si demain, vos plats étaient livrés dans des contenants en pyrex ou en alu, qu’il fallait rendre une fois leur contenu dévoré? C’est l’objectif de la secrétaire d’Etat à la Transition énergétique. Brune Poirson reçoit ce mercredi les représentants de Deliveroo, UberEats, FoodChéri, Frichti et autres livreurs.

Des entreprises dont le modèle "est quasi exclusivement basé sur le tout jetable et produit une quantité de déchets notamment plastiques toujours plus importantes", déplore le ministère dans son communiqué. Brune Poirson devrait ainsi leur demander de plancher sur un projet de contenants réutilisables, selon Le Parisien ce mercredi.

La livraison de repas explose en France, avec 200 millions de mets livrés en 2018, et des croissances spectaculaires du secteur pendant le confinement. Avec à la clé, des tonnes de boites en carton plastifiées, de papiers gras et autres contenants à usage unique qui finissent dans la poubelle.

Les boites recyclables pas suffisantes

Or la loi anti-gaspillage prévoit la disparition de tous les plastiques à usages uniques d’ici 2040, et la convention citoyenne pour le climat propose même de ramener l’échéance à 2023. D’où la nécessité de trouver des alternatives pour les entreprises de livraison de repas.

Parmi les solutions à l’étude, des systèmes de caution sur des contenants réutilisables qu’il faudrait renvoyer. Une consigne en somme, comme il en existe parfois sur les bouteilles en verre, et comme le gouvernement a un temps envisagé de mettre en place sur celles en plastique.

Les entreprises du secteur, elles, affirment de leur côté avoir déjà réfléchi à des livraisons plus écolos. UberEats et Deliveroo ont ainsi indiqué au Parisien proposer à leurs clients restaurateurs des contenants en carton, en canne à sucre ou dans un plastique biosourcé qui se recyclent ou se compostent.

Ces initiatives vont dans le bon sens mais ne suffisent pas, aux yeux de Brune Poirson. La secrétaire d’Etat attend de ces acteurs qu’ils "s’engagent dans la Transition énergétique", et ne se contente plus de renvoyer cette responsabilité à leurs clients ou sous-traitants.

Nina Godart
https://twitter.com/ninagodart Nina Godart Journaliste BFM Éco