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Finances publiques: la crise se révèle moins violente que prévu

La crise a été moins violente que prévue en 2020, selon Bercy. Le PIB français reculerait de 9% plutôt que les 11% prévus initialement.

La crise devrait bien être un peu moins violente que ce qui était redouté l'année dernière. Bercy a bouclé les comptes de l'Etat en 2020 et, même si la récession sera historique, les caisses sont finalement un peu moins abimées que prévu.

Recettes fiscales plus imporantes que prévu

Première surprise: les recettes fiscales. L'économie a mieux encaissé le deuxième confinement que le premier. Et l'Etat a donc encaissé plus d'argent que prévu: 6,7 milliards d'euros de mieux que les prévisions du dernier budget rectificatif.

Et puis l'exécutif a aussi limité la casse sur le coût des mesures d'urgence: il reste 20 milliards d'euros dans l'enveloppe 2020 du chômage partiel du fonds de solidarité et des exonérations de charges.

30 milliards d'euros de "quoi qu'il en coûte" début 2021

Et avec les 10 milliards supplémentaires votés dans le budget 2021. L'Etat a donc une cagnotte de 30 milliards d'euros pour financer le "quoi qu'il en coûte" dans les prochains mois.

"Une somme tout à fait suffisante pour assumer les dépenses de crise à venir", ajoute Bercy. Aucun projet rectificatif de la loi de finances pour 2021 n'est donc sur la table malgré la persistance de la crise sanitaire.

Et ces comptes, un peu meilleurs que prévu, laissent augurer une récession moins violente que redoutée l'année dernière. On serait plus proche d'un recul de 9% du PIB, estimations de la Banque de France et de l'Insee, que des 11% estimés par Bercy.

Thomas Sasportas avec Julien Bonnet