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Fiat Chrysler accepte les conditions d'un prêt de 6,3 milliards garanti par l'État italien

Le groupe automobile s'engagerait à investir 5,2 milliards d'euros en Italie sur des projets nouveaux et existants, et jusqu'à 1,2 milliard d'euros sur ses quelque 1400 fournisseurs étrangers.

Le groupe automobile s'engagerait à investir 5,2 milliards d'euros en Italie sur des projets nouveaux et existants, et jusqu'à 1,2 milliard d'euros sur ses quelque 1400 fournisseurs étrangers. - Harold Cunningham-AFP

Le constructeur automobile italo-américain Fiat Chrysler a accepté les conditions fixées par le gouvernement italien pour bénéficier d'un prêt de 6,3 milliards d'euros garanti par l'État. FCA s'engage à ne pas délocaliser ou supprimer des emplois, selon le quotidien Sole 24 Ore.

Les autorités italiennes sont sur le point de donner leur feu vert aux garanties apportées au prêt de 6,3 milliards d'euros pour Fiat Chrysler Automobiles (FCA), destiné à lui permettre de faire face à la crise provoquée par la pandémie. L'auditeur de l'État italien a approuvé la garantie mais elle doit encore être signée par le ministère de l'Economie, écrit le journal économique.

FCA, qui emploie directement près de 55.000 personnes en Italie, a affirmé que le prêt était essentiel pour financer ses activités en Italie et aider tout le secteur à surmonter la crise déclenchée par la pandémie de coronavirus.

"La classe politique italienne réclamait des contreparties à FCA"

Cette demande de garantie publique a déclenché un débat dans la péninsule où une partie de la classe politique réclamait des contreparties, alors que le siège du groupe FCA est situé à Amsterdam, et une partie de ses activités aux Etats-Unis.

Le groupe automobile s'engagerait à investir 5,2 milliards d'euros en Italie sur des projets nouveaux et existants, et jusqu'à 1,2 milliard d'euros sur ses quelque 1.400 fournisseurs étrangers, selon Sole 24 Ore. Il s'engagerait également à ne pas supprimer d'emplois avant 2023.

La banque Intesa Sanpaolo accordera le prêt

La banque italienne Intesa Sanpaolo a validé le principe de ce prêt, écrivaient fin mai les agences italiennes, selon qui il serait garanti à 80% par la SACE, l'agence italienne de crédit à l'exportation, système prévu dans le cadre d'un récent décret pour aider les entreprises à faire face à la crise du coronavirus.

Le gouvernement a déclaré que le constructeur s'exposerait à des sanctions s'il ne respectait pas les conditions fixées pour le prêt. Selon Sole 24 Ore, l'amende pour rupture de l'accord pourrait être de l'ordre de 500 millions d'euros.

F.B avec AFP