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Prise de parole et story telling… le mariage parfait !

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- - Congerdesign- CC

Incarner son discours, c’est avant tout le ressentir, et permettre à son auditoire de pouvoir le ressentir également.

C’est parti pour notre seconde partie consacrée au story telling ! Après avoir vu la semaine dernière l’importance de cette forme de communication par l’écrit, nous allons nous attacher dans cette chronique aux impacts apportés par le story telling dans le cadre de l’oralité.

Un outil prépondérant au bon déroulement d’un pitch notamment, pour les nombreuses startups devant se présenter en quelques minutes, mais également pour tout entrepreneur présentant son projet.

Ne vendons pas, jamais !

Le propre du story telling, comme je l’évoquais dans l’article précédent, c’est de raconter une histoire, d’embarquer son auditoire et de la captiver en la transportant le temps d’un récit. Même si aujourd’hui le story telling se fait principalement via l’écrit et les réseaux sociaux, il ne faut pas oublier que cette technique est bien née de l’oral !

Avec l’Iliade et l’Odyssée, Homère ne serait-il pas le plus grand conteur de story telling qui soit ?

L’idée est intéressante, car c’est cette prise de parole qu’il faut retenir, pour la mettre en place dans le monde de l’entreprise.

Ainsi, il est essentiel de ne surtout pas vendre, de renier une position commerciale pour la troquer au profit de l’émotion. La parole doit être vécue et l’entreprise elle, par sa création, doit répondre à un besoin. Il est donc important de raconter ce besoin, car dans la salle, plusieurs personnes se sentiront directement concernées. Il en va de même pour une prise de parole individuelle.

Il est conseillé au début de s’entrainer en préparant un petit synopsis à suivre, et le tester pour voir la réaction qu’il suscite. Un bon story telling, dans le choix des mots surtout, met un certain temps à se mettre en place, mais c’est tout à fait normal, il ne faut donc pas se décourager !

La puissance par l’exemple

Incarner son discours, c’est avant tout le ressentir, et permettre à son auditoire de pouvoir le ressentir également. De ce fait, le discours ne repose pas seulement… sur le discours. La gestuelle joue également beaucoup. Il faut être ouvert et à l’écoute de son public. Plus vous vous sentirez à l’aise, plus l’auditoire sera à l’aise et en confiance face à vous. 

Autre élément essentiel pour un bon story telling oratoire, les exemples ! Cela peut paraitre simple, et pourtant c’est diablement efficace. Utiliser des exemples permet de casser les codes et de sortir du lot. A l’image du besoin auquel l’entreprise doit répondre, que j’évoquais un peu plus haut, l’exemple parlera également à votre public. Cela leur permettra de s’ancrer dans quelque chose de concret, de connu et qui de ce fait, les rassure. Autre point important, un exemple se retient facilement.

C’est pourquoi régulièrement, lors de concours de pitchs, les prix sont remportés par des startups qui allient l’émotion d’un discours à l’utilité de l’exemple.

Maintenant que vous avez les clés… il ne vous reste plus qu’à vous entrainer ! 

Arnaud BOVIERE