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"Travailler davantage": le gouvernement clarifie sa position sur le temps de travail

Alors que le président de la République a incité à "travailler et produire davantage" en France, Bruno Le Maire est revenu sur les intentions du gouvernement pour y arriver.

L'injonction du président de la République à "travailler et produire davantage" signifie qu'il faut "travailler tous" et pas demander aux salariés d'abandonner des jours de congés, a estimé lundi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

"Ça veut dire travailler tous, (...) ça veut dire qu'il faut que le plus grand nombre de Français puissent trouver un travail", a déclaré Bruno Le Maire sur France Info.

Interrogé sur l'éventualité de demander aux Français de renoncer à des jours de congés, le ministre de l'Economie a répondu: "non, je ne crois pas du tout que ce soit ce qu'a dit le président de la République (...). La lecture est très simple: il faut que nous travaillions tous".

"Ne pas dépendre des autres"

"Il faudra trouver un emploi pour les jeunes qui vont entrer sur le marché du travail dans quelques mois, (...) il faudra faire attention à ce qu'on ne licencie pas massivement des personnes de plus de 50 ans par solution de facilité", a-t-il ajouté.

Emmanuel Macron a prévenu dimanche dans son allocution que pour faire repartir l'économie française, il faudrait "travailler et produire davantage pour ne pas dépendre des autres", et ce "alors même que notre pays va connaître des faillites et des plans sociaux multiples en raison de l'arrêt de l'économie mondiale".

Pas de grande réforme du temps de travail

"La reconstruction économique est la priorité absolue nationale des prochains mois", a insisté Bruno Le Maire lundi, estimant qu'il fallait "inciter les entreprises à reprendre l'activité".

Sur BFMTV, le ministre du Budget Gérald Darmanin a souligné de son côté qu'il n'était pas question de "décider du temps de travail des Français", excluant une réforme des 35 heures au niveau national. "On peut moins travailler dans certaines entreprises quand il y a moins de commandes, ou quand il y a plus de valeur ajoutée, et on peut travailler plus dans certaines entreprises qui ont assez de commandes", a-t-il détaillé.

Thomas Leroy avec l'AFP