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Vélib': Hidalgo demande une enquête sur les "manquements" du dispositif

Anne Hidalgo

Anne Hidalgo - LOIC VENANCE / AFP

La maire de Paris a déploré une "situation de crise" avec un service qui fonctionne actuellement "à 10% de ses capacités".

La maire PS de Paris Anne Hidalgo a annoncé ce lundi avoir demandé une enquête de l'inspection générale de la Ville sur les "manquements" éventuels ayant conduit à la "situation de crise" actuelle du dispositif Vélib'.

"J'ai souhaité une inspection générale de la Ville pour vérifier les responsabilités dans cette maison sur les manquements qui sont encore aujourd'hui observés dans ce marché", a indiqué la maire devant la presse en marge du Conseil de Paris.

"Nous sommes confrontés à une situation de crise", a martelé Anne Hidalgo en évoquant le dispositif de vélos en libre-partage qui connaît d'innombrables ratés depuis sa reprise par le consortium Smovengo et fonctionne actuellement "à 10% de ses capacités", selon la Ville.

"Désinvolture totale"

"Je suis très en colère par rapport à ce qui a été fait", a ajouté Anne Hidalgo, en pointant le consortium qui a "abîmé ce bel objet, cet objet culte". "Il y a eu une désinvolture totale quant à la façon dont ces équipes ont répondu (à l'appel d'offres), en disant qu'elle savaient faire quelque chose que visiblement elles ne savaient pas faire".

Les résultats de cet audit indépendant, qui devra analyser tous les maillons de la chaîne (voirie, prestataires, etc), seront publiés à l'automne. La mairie de Paris avait laissé planer le doute jeudi dernier sur la poursuite du contrat Vélib' avec Smovengo, laissant "jusqu'à septembre" à l'opérateur pour régler la crise actuelle. "Quand il y a des difficultés, il faut trouver des solutions pour que ça marche, nous sommes encore dans cette phase-là", a encore estimé Anne Hidalgo.

L'élue a néanmoins estimé qu'une délégation de service public (DSP), terme du contrat avec Smovengo, "n'est plus l'outil adapté" à l'heure des smartphones qui permet le free floating des vélos, scooters et trottinettes sans bornes d'attaches. Une DSP est "trop rigide pour prendre en considération les évolutions technologiques", a-t-elle insisté.

P.L avec AFP