BFM Business

Thierry Bolloré nommé numéro deux de Renault

Thierry Bolloré est le nouveau dauphin de Carlos Ghosn.

Thierry Bolloré est le nouveau dauphin de Carlos Ghosn. - Tobias Schwarz - AFP

L'actuel directeur de la compétitivité du groupe sera le dauphin de Carlos Ghosn, qui a reçu l'aval du conseil d'administration pour un nouveau mandat de PDG.

Comme attendu, le groupe Renault a annoncé ce jeudi la création d'un poste de numéro deux confié dès lundi prochain à l'actuel directeur à la compétitivité, Thierry Bolloré, dans un communiqué.

Le PDG, "Monsieur Carlos Ghosn a décidé, après avoir reçu l'avis favorable du Conseil d'administration, de nommer Monsieur Thierry Bolloré aux fonctions de Directeur Général Adjoint Groupe, à compter du 19 février 2018", selon le texte diffusé par Renault.

Thierry Bolloré est arrivé chez Renault en 2012 après une carrière internationale, dont plusieurs postes en Asie, pour le manufacturier de pneumatiques Michelin et l'équipementier Faurecia.

L'État français, qui détient 15,01% du capital de Renault et 21,93% des droits de vote, insiste de longue date pour créer ce poste de numéro deux. Celui-ci aurait vocation à succéder ultérieurement à Carlos Ghosn.

Feu vert pour un nouveau mandat de Carlos Ghosn

De son côté, ce dernier a reçu l'aval du groupe pour un nouveau mandat de PDG. "Le conseil d'administration a décidé de proposer le renouvellement du mandat d'administrateur de Monsieur Carlos Ghosn qui sera soumis à l'Assemblée générale des actionnaires le 15 juin", a indiqué le constructeur.

Soulignant les "résultats exceptionnels" obtenus par l'entreprise, qui doit diffuser vendredi ses comptes pour 2017, le conseil d'administration lui a "également renouvelé sa pleine confiance en tant que Président-Directeur Général de Renault et Président-Directeur Général de l'Alliance" Renault-Nissan-Mitsubishi.

Les administrateurs ont fixé "trois objectifs prioritaires" pour le prochain mandat de quatre ans.

Le PDG devra, selon eux, "piloter les enjeux stratégiques du Plan Drive the Future", qui vise un chiffre d'affaires de 70 milliards d'euros en 2022 contre un peu plus de 50 en 2016.

Il devra aussi "engager les étapes décisives permettant de rendre l'Alliance pérenne" et "renforcer le plan de succession à la tête du Groupe Renault".

L'alliance constitue un groupe aux équilibres complexes, entre intérêts français et japonais. Ce montage repose aujourd'hui en grande partie sur la personnalité du dirigeant franco-libano-brésilien.

Y.D. avec AFP