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TGV: la voiture-bar, victime de la course à la rentabilité?

Pour augmenter le nombre de voyageurs transportés dans les TGV, la SNCF pourrait renoncer à la voiture-bar.

Pour augmenter le nombre de voyageurs transportés dans les TGV, la SNCF pourrait renoncer à la voiture-bar. - -

Le Président de la SNCF souhaite que les futurs TGV affichent des coûts d'exploitation en baisse de 30%. Pour cela, il faudrait augmenter le nombre de passagers transportés, ce qui entraînerait quelques sacrifices.

Guillaume Pépy, président de la SNCF, a demandé à Alstom de revoir sa copie. On s'attendait à ce qu'il commande des TGV haut de gamme. En réalité, son souhait est que la prochaine génération de trains, prévue pour 2018, soit plus économique, a expliqué le président lors d'une audience le 4 juin devant la Commission du développement durable de l'Assemblée nationale.

Son objectif est que les coûts d'exploitation soient en baisse de 30%. Pour cela, le transporteur doit réussir à transporter davantage de passagers dans ses trains.

Or pour y parvenir, il faut qu'il y ait davantage de sièges. L'idée évoquée par Guillaume Pepy serait de supprimer la voiture-bar. Chaque rame TGV se retrouverait avec environ 70 sièges supplémentaires. Sans que le confort des passagers ne soit dégradé, a voulu rassurer Guillaume Pepy.

La rentabilité du TGV en perte de vitesse

Et que les accrocs au sandwich SNCF se rassurent, le chariot ambulant pourrait faire son grand retour afin de combler les petits creux.

Avec plus de passagers par train, la SNCF réduirait ses coûts. Et les clients y gagneraient aussi car elle pourrait multiplier les petits prix et restaurer sa compétitivité. Car si le TGV à longtemps été la vache à lait de l'entreprise, l'augmentation continue des péages de RFF et la forte concurrence commencent à sérieusement peser sur la rentabilité de la SNCF.

Mathieu Sevin