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Sud et la CGT appellent les cheminots à la grève les 6 et 7 juillet

Le mouvement social devrait bien se poursuivre cet été au sein de la SNCF. Sud Rail et la CGT, qui avaient voté en faveur de la prolongation de la grève au-delà de juin, ont lancé un appel au débrayage pour le premier week-end des vacances.

La session du 27 et 28 juin devait être le dernier épisode de grève deux jours sur cinq des cheminots à la SNCF. Mais alors que l'intersyndicale est divisée sur la question, Sud-Rail et la CGT ont toutes deux appelé ce mardi au débrayage les 6 et 7 juillet prochains.

"En cohérence avec notre mandat précédent, nous appelons à la poursuite de la lutte pour le retrait du pacte ferroviaire", a déclaré Fabien Dumas, secrétaire fédéral de SUD-Rail. Les vendredi 6 et samedi 7 juillet, les cheminots "débattront en assemblées générales de la suite à donner au mouvement pour gagner", a-t-il ajouté.

La CFDT se désolidarise

En revanche, l'Unsa ne fera pas grève cet été, pas plus que la réformiste CFDT, qui a d'ores et déjà annoncé qu'elle se désolidarisait de cet appel, sans pour autant abandonner le combat contre la réforme. "L'idée est de pouvoir garder des ressources de mobilisation à la rentrée" car "les négociations sociales à venir seront longues et complexes" au sein de la SNCF et de la branche ferroviaire, a expliqué Sébastien Mariani, secrétaire général adjoint de la CFDT Cheminots, quatrième syndicat de la SNCF.

"Pour nous, c'est la solution la plus pragmatique et la plus efficace. On ne fera pas de grève préventive. On va porter cette position lors de la réunion intersyndicale" prévue mardi soir, a souligné Sébastien Mariani, plaidant pour "la bonne modalité d'action au bon moment".

Du pragmatisme

Jeudi s'achèvera le 18e et dernier épisode de deux jours de grève sur cinq lancé le 3 avril par les syndicats CGT, Unsa et CFDT de la SNCF pour protester contre la réforme ferroviaire voulue par le gouvernement. Sud-Rail avait le même jour lancé une grève illimitée.

La CGT Cheminots, premier syndicat à la SNCF, avait annoncé la semaine dernière qu'elle appellerait à la grève en juillet et août, en fixant au fur et à mesure les dates de mobilisation. L'Unsa ferroviaire, deuxième syndicat, avait été la semaine dernière la première organisation à annoncer sa sortie du mouvement après le 28 juin, tout en disant "rester combative".

La CFDT Cheminots souhaite "l'unité" syndicale "la plus large possible" en faveur d'une suspension estivale de la mobilisation, souligne-t-elle dans un communiqué. "Le pragmatisme et les échéances sociales à venir imposent à toutes les organisations syndicales de dépasser leurs postures traditionnelles au-delà des élections professionnelles à venir en novembre, en recherchant d'abord et avant tout l'intérêt des cheminots", ajoute le syndicat.

Il a négocié "jusqu'au bout du week-end" avec la direction de la SNCF sur le futur pacte social d'entreprise et a obtenu "des pré-engagements sur un certain nombre de sujets à négocier", a indiqué Sébastien Mariani. La réunion des négociations annuelles obligatoires prévue jeudi a été "reportée à début juillet", a-t-il ajouté.

N.G.