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SNCF: Ouigo peine à convaincre les clients

Les TGV Ouigo ne parviennent toujours pas à remplir leur objectif de remplissage et de chiffre d'affaires.

Les TGV Ouigo ne parviennent toujours pas à remplir leur objectif de remplissage et de chiffre d'affaires. - -

Mis en service le 1er avril 2013, les TGV à bas prix de la SNCF ont atteint les 2 millions de billets vendus, annonce la compagnie ferroviaire ce mardi 4 février. Mais le taux de remplissage reste en-deçà des objectifs.

2 millions de voyageurs depuis un an sur les TGV Ouigo, les trains à bas coût lancés par la SNCF, le 1er avril 2013. C'est le chiffre annoncé par l'entreprise publique ce mardi 4 février. Mais leur taux de remplissage est inférieur aux objectifs de la compagnie.

Parmi ces billets, 200.000 ont été vendus à 10 euros, et 300.000 à 5 euros (le tarif pour enfants), a précisé la SNCF dans un communiqué. Selon une enquête CSA de novembre 2013 citée par le groupe, 400.000 usagers n'auraient pas voyagé du tout sans l'existence de l'offre Ouigo.

Mais ce chiffre, donné en valeur absolue, ne permet pas de déterminer la proportion d'usagers de la SNCF passés sur Ouigo. Or selon des informations de presse parues en décembre, les ventes pour les trains au départ de Marne-La-Vallée cannibalisaient celles du TGV classique

Ouigo ne remplit pas son objectif de chiffre d'affaires

En outre, la filiale low cost afficherait un taux d'occupation des trains de 60%, soit une performance inférieure aux objectifs que s'était fixés l'opérateur ferroviaire, selon Les Echos.

"L'efficacité du modèle Ouigo repose sur une capacité de transport fixe de 1.200 places, qui ne s'adapte pas aux variations de trafic le week-end ou la semaine. Ce choix pèse sur le taux de remplissage, mais il minimise les aléas", a expliqué Barbara Dalibard, la directrice générale de SNCF Voyages.

Ouigo ne remplit pas non plus son objectif de chiffre d'affaires. La faute au prix des billets vendus, plus bas que ceux initialement prévu par la firme (entre 10 et 85 euros). L'arrivée de ce service "en plein milieu de la crise" a poussé la SNCF "à accroître la politique de petits prix", a confirmé Barbara Dalibard.

N.G. avec AFP