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SNCF: le gouvernement "ne souhaite pas" passer en force, assure Elisabeth Borne

"Il se s'agit pas de passer en force", a assuré la ministre des Transports sur BFMTV et RMC ce mardi.

Invitée de BFMTV et RMC ce mardi, Elisabeth Borne a logiquement défendu le recours aux ordonnances pour réformer la SNCF, annoncé par Edouard Philippe la veille. "Il ne s’agit pas de passer en force (…) mais il y a urgence à agir", a ainsi affirmé la ministre des Transports.

"La qualité de service n'est pas au niveau attendu", a-t-elle fait valoir, tandis que "les contribuables n'ont jamais dépensé autant d'argent dans le service public ferroviaire".

Répondant au leader de la CGT Philippe Martinez, qui a dénoncé sur RMC une "attaque gravissime contre le service public", la ministre s'en est défendue. "Personne n'attaque le service public".

"Commençons par discuter"

"Je comprends l'inquiétude des cheminots", a-t-elle assuré, évoquant l'ouverture prochaine du rail à la concurrence.

"Le rapport de force, ce n'est pas ce que souhaite le gouvernement (...) Commençons par discuter", a-t-elle encore déclaré.

Interrogée sur l'éventuelle fermeture de petites lignes (les moins rentables), Elisabeth Borne s'est montrée moins définitive que le Premier ministre la veille. "Ce n’est pas ma décision. Ce sont des décisions qui vont se prendre dans les régions", a-t-elle dit, n'excluant donc pas la fermeture de certaines lignes.