BFM Business

SNCF: l'unité syndicale est bel et bien enterrée

Le chef de la CGT-cheminots, Laurent Brun.

Le chef de la CGT-cheminots, Laurent Brun. - J. Demarthon - AFP

La CGT réunira mercredi sa commission exécutive pour décider des modalités de la poursuite du mouvement. Son secrétaire général a estimé que "la bataille" ne faisait "que commencer". L'Unsa a déjà indiqué qu'elle "ne continuera pas la grève en juillet".

À l'issue de l'intersyndicale de la SNCF, qui aura duré à peine deux heures, l'unité syndicale a pris du plomb dans l'aile mardi. Le secrétaire général de la CGT Cheminots, Laurent Brun, a estimé que "la bataille ne fait que commencer", car "le gouvernement n'a pas apporté de garanties suffisantes", notamment pour "la relance du fret" ou en matière de "garanties sociales pour les cheminots".

Plutôt dans la journée, l'Unsa a annoncé qu'elle "ne continuera pas la grève en juillet" mais "va rester" dans la mobilisation "jusqu'au 28 juin, conformément à son engagement intersyndical", selon son secrétaire général Roger Dillenseger, interrogé par l'AFP.

La CGT est en revanche toujours déterminée à poursuivre la grève en juillet. Si la date du 2, un temps évoquée, ne paraît pas possible "au regard de la loi sur le service public", en revanche "les 6 et 7 juillet", qui coïncident avec le début des vacances scolaires, "sont toujours d'actualité", a indiqué Laurent Brun. Le syndicat réunira mercredi sa commission exécutive pour décider des modalités de la poursuite du mouvement.

La CFDT ne s'est pas encore prononcée

SUD-Rail non plus "ne tourne pas la page" et veut "continuer la mobilisation pour peser" sur les prochaines négociations, a déclaré son porte-parole, Erik Meyer, à la sortie de l'intersyndicale. Et si "l'annonce d'un calendrier de grève au long cours est hors de question", en revanche "les 6 et 7 juillet sont des dates qui sont sur la table", a-t-il dit, souhaitant "l'unité syndicale la plus large, à deux, à trois, à quatre".

La CFDT Cheminots suivra-t-elle ? "La balle est dans le camp de la SNCF", a résumé son secrétaire général Didier Aubert, qui attend de sa part "un geste fort". Son syndicat se déterminera "en toute autonomie", mais "s'il n'y a pas de bouger à la SNCF, le sujet se posera", a-t-il averti, jugeant que cette "unité syndicale peut très bien être reconstruite assez rapidement".

J.-C.C. avec AFP