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SNCF: l'intersyndicale maintient son calendrier de grève

L'intersyndicale maintient son calendrier

L'intersyndicale maintient son calendrier - GERARD JULIEN / AFP

Les syndicats de cheminots ont maintenu leur calendrier de grève qui s'étend jusqu'au 28 juin. Ils ont par ailleurs réaffirmé leur unité et appelé que gouvernement à prendre "ses responsabilités".

L'intersyndicale de la SNCF a réaffirmé ce jeudi son unité, maintenu son calendrier de grève contre la réforme ferroviaire et exigé du gouvernement qu'il "prenne ses responsabilités".

"On maintient la pression, le mouvement continue dans l'unité syndicale", avec "un calendrier qui ne bougera pas", et "le gouvernement doit prendre ses responsabilités" car "il a un rôle central à jouer", a déclaré à la presse Thierry Nier, secrétaire général adjoint de la CGT Cheminots (1er syndicat de la SNCF).

Le gouvernement doit "jouer un rôle important dans les discussions, voire négociations qu'on espère voir apparaître", dans un cadre "tripartite" -gouvernement, syndicats, patronat de la branche ferroviaire-, a-t-il ajouté, à l'issue d'une réunion de l'intersyndicale CGT, Unsa, SUD et CFDT de la SNCF.

Un plan de transport adapté pour permettre aux lycéens de passer le bac

Proposé par l'Unsa, le changement de calendrier pour faciliter les déplacements des candidats au bac n'a pas été retenu. Le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, "s'est chargé d'annoncer que le plan de transport sera suffisant et adapté pour permettre aux étudiants d'aller passer le bac", a rappelé Thierry Nier. "L'entreprise prend ses responsabilités et nous, on garde le même calendrier", a-t-il dit.

L'Unsa ferroviaire (2e syndicat) "reste dans l'unité syndicale" et "participe à l'action du 12" juin (la "Journée de la colère cheminote") pour "peser sur les rendez-vous" à venir, a souligné son secrétaire général Roger Dillenseger, notamment la commission mixte paritaire (CMP) lundi qui doit fixer le texte final du projet de loi de la réforme ferroviaire et pour laquelle l'Unsa propose de nouvelles modifications.

"La force de l'unité syndicale aujourd'hui a priorisé le maintien du calendrier" lors des épreuves du bac, a-t-il expliqué. "Le front syndical reste uni" et "le travail fait depuis le 22 mars (première mobilisation contre la réforme, ndlr) doit être mené jusqu'au bout", a-t-il insisté.

Appel à manifester lundi devant l'Assemblée nationale et le Sénat

SUD-Rail (3e syndicat) avait lui aussi souhaité pour amplifier l'impact de la grève une "modification du calendrier" qui n'a "pas été retenue" non plus, a indiqué Fabien Dumas, secrétaire fédéral. "Notre grève ne pèse pas assez" car "pour le nombre de grévistes, il y a trop de trains qui roulent", a-t-il considéré. SUD-Rail appelle les cheminots à manifester lundi de l'Assemblée au Sénat, à l'occasion de la CMP.

La CFDT Cheminots (4e syndicat), qui a élaboré "neuf propositions" pour la CMP, est toujours "dans l'unité syndicale", a déclaré son secrétaire général adjoint Rémi Aufrère-Privel. "Jusqu'au bout la CFDT jouera le jeu de la négociation parlementaire. Nous aimerions que le gouvernement et le président de la République jouent le jeu de la démocratie sociale", a-t-il ajouté, soulignant la nécessité de "peser très fortement sur les tables rondes tripartites" prévues "à partir du 12 ou 13 juin". "Nous jugerons sur pièce. Aujourd'hui, l'heure est à la plus grande mobilisation pour les préavis de grève qui viennent", a-t-il insisté.

Pour la journée spéciale de mardi, après celle du 14 mai qui avait vu rebondir le taux de grévistes, l'intersyndicale "appelle à une grosse mobilisation", avec des "initiatives sur le territoire", a indiqué Thierry Nier. Jeudi, 27e jour de grève depuis le lancement début avril du mouvement par épisode, le taux de grévistes s'élevait à 14,28%, un chiffre très légèrement inférieur à celui du 29 mai (14,41%), précédent jour de grève en semaine.

P.L avec AFP