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Sea Bubble: les "taxis volants" finalement testés cet été sur la Seine

D'abord annoncés pour le printemps, les essais des Sea Bubbles, ces voitures électriques capables de voler au-dessus de l'eau seront finalement menés cet été sur la Seine à Paris.

Les Sea Bubbles étaient attendues pour mars sur la Seine, ce sera finalement pour cet été. Un report dû à "un quiproquo", explique à 20minutes le navigateur Alain Thébault, à l'origine de ces petites capsules électriques volant au-dessus de l'eau. 

"Des essais ont bien lieu effectivement en ce moment, mais en privé sur un site de l'entreprise. Le premier test en public est prévu pour cet été comme nous l'avions toujours imaginé", ajoute-t-il.

Le navigateur avance même la date du 14 juin. Une information tempérée par la mairie de Paris pour qui "donner une date est aujourd'hui prématuré", confirmant toutefois que l'objectif d'expérimentation est fixé pour cet été. 

Depuis le début du projet, la maire de Paris, Anne Hidalgo a apporté son soutien aux Sea Bubbles et veut devenir la première ville à l'expérimenter. Ces petits engins fonctionnent sur le même modèle que l'Hydroptère, également inventé par Alain Thébault.

Objectif: 50 villes équipées d'ici cinq ans

Ces petits voitures électriques de quatre places sont propulsées grâce à des sortes d'ailes sous-marines qui appuient sur l'eau et permettent au véhicule de se soulever et d'avancer. Un mode de transport qui pourrait bien être celui de demain et qui pourrait être utilisé comme taxis sur la Seine, veut croire Anne Hidalgo.

Mais des obstacles sont encore à surmonter avant d'y parvenir. D'après 20minutes, les discussions avec les voies navigables de France, le port autonome de Paris et la brigade fluviale de la préfecture de police ne se passeraient pas à merveille.

"Le port autonome de Paris nous demande 1.000 euros par jour pour installer notre dock. On se sent un peu racketté. C'est bien dommage parce qu'à côté, de nombreuses villes dans le monde s'intéressent à notre projet", regrette Alain Thébault.

L'objectif d'un test de 15 jours reste toutefois sur les rails avant un "pop-up tour" de six mois pour présenter la technologie à d'autres grandes villes. Alain Thébault espère pouvoir ensuite déployer ses bulles d'ici 2018 et d'équiper 50 villes d'ici cinq ans.

Carole Blanchard