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Royal: "je n'ai pas de préférence à ce stade" dans le dossier Alstom

Ségolène Royal plaide en faveur de l'Américain.

Ségolène Royal plaide en faveur de l'Américain. - -

La ministre de l'Ecologie, dans une interview à paraître, jeudi 15 mai, dans Paris Match, estime que General Electric est "le meilleur projet industriel" pour le groupe français. Mais, à la sortie du conseil des ministres, elle a assuré "ne pas avoir de préférence".

Difficile de savoir sur quel pied danse Ségolène Royal . Dans une interview accordée à Paris Match et à paraître jeudi 15 mai, la ministre de l'Ecologie et de l'Energie déclare que General Electric représente "le meilleur projet industriel" pour l'avenir d'Alstom.

"Pourquoi ne pas le dire? Et pourquoi vouloir systématiquement faire fuir les investissements étrangers? Nous en avons bien besoin, pourtant", ajoute-t-elle dans cette interview.

Mais la ministre semble avoir voulu désamorcer toute polémique potentielle avec son collègue Arnaud Montebourg, qui avait lui clairement donné ses faveurs à Siemens, autre entreprise intéressée par le rachat des activités énergie d'Alstom.

Ainsi, interrogée à la sortie du Conseil des ministres, elle a déclaré "ne pas avoir de préférence à ce stade" entre les deux sociétés. "La comparaison se fera entre les deux offres qui sont actuellement en train d'être améliorées, ce qui est une bonne chose".

Auparavant, dans un tweet publiée ce mercredi 14 mai, la ministre assure que le "projet franco-allemand progresse bien", ce à l'issue d'une rencontre avec le patron de Siemens, Joe Kaeser, et Arnaud Montebourg, ce matin.

Rencontre avec Joe Kaeser PDG de Siemens en liaison avec Arnaud Montebourg. Le projet franco allemand progresse bien.
— Ségolène Royal (@RoyalSegolene) 14 Mai 2014

Le 9 mai dernier, François Hollande avait pris la parole sur le dossier Siemens à l'issue d'une rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel.

Le président de la République indiquait alors que Paris attendait de connaître le contenu de l'offre de Siemens "pour se prononcer". Il rappelait également que la décision appartiendrait aux entreprises.

J.M.