BFM Business

Renault parie sur la Chine

En automobile, la Chine est de loin le marché le plus porteur au niveau mondial.

En automobile, la Chine est de loin le marché le plus porteur au niveau mondial. - -

Dans le cadre de la visite de Jean-Marc Ayrault en Chine, Renault a annoncé sa volonté de s’implanter dans ce pays.

La Chine est le premier marché porteur en matière d’automobiles : elle représente un tiers des ventes au niveau mondial. Sur 100 ménages, 80 ont une auto aux Etats-Unis et 60 dans l’Union européenne…mais 7 en Chine. Les potentialités sont énormes et les entreprises françaises sont beaucoup moins présentes que leurs concurrentes allemandes ou japonaises.

Renault en Chine : est-ce une bonne chose ?

La Chine est un marché énorme et de plus, en automobile, c’est de loin le marché le plus porteur au niveau mondial: la Chine est en phase d’équipement alors que les pays occidentaux sont plutôt en phase de saturation. Le nombre d’autos par ménage est de 7% pour les Chinois, 60% pour les Européens et 80% pour les Américains.

Or, les Français sont encore absents de ce marché. Les producteurs chinois le couvrent à hauteur de 40%, ce qui signifie que c’est un marché encore très tourné vers les entreprises étrangères. Ceux qui ont senti les potentialités de ce marché chinois sont les Allemands qui fournissent 25% des ventes, devant les Japonais (15%).
Renault jusqu’à maintenant a surtout été présent par l’intermédiaire de Nissan qui est sa filiale. Mais la direction de Renault a compris que, politiquement parlant, il était astucieux de se démarquer du Japon.

La Chine est désormais incontournable

Elle représente un quart de la population mondiale. Après les réformes de la fin des années 70, elle a été vécue comme un atelier, un lieu où l’on délocalisait sa production pour profiter d’une main d’œuvre bon marché. Depuis 5/6 ans, les salaires augmentent très vite en Chine et les entreprises occidentales se sont aperçues que ce pays était aussi et de plus en plus un énorme marché, avec des potentialités de consommation très prometteuses.

Néanmoins, c’est un pays qui reste à part ; ce n’est pas une démocratie, si bien que les règles sont très contraignantes et surtout assez aléatoires. Et c’est un pays où les décisions restent très politiques.

L’arrivée de Renault se fait dans le cadre de la visite de Jean-Marc Ayrault à Pékin, qui correspond à une demande des Chinois de fêter avec une certaine solennité les 50 ans de la réouverture des relations diplomatiques entre la France et la Chine populaire .

Pour une entreprise, aller en Chine, c’est prendre des risques, mais c’est aussi la possibilité de rayonner dans une région en pleine croissance. Le futur géant économique est l’Indonésie, et le Japon reste un marché considérable où la « french touch » même « made in China » a ses chances.

Retrouvez toute l'actualité économique sur BFMBusiness

Jean-Marc Daniel