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RATP: quelles sont les pires lignes de métros et RER?

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- - Pierre Verdy - AFP

Trains bondés, retards à répétition, prendre les transports en commun en Ile-de-France est rarement un moment de plaisir. Le Syndicat des transports d'Ile-de-France vient de publier un observatoire de la ponctualité qui permet  d'identifier les lignes à bannir... si l'on peut.

Comme chaque matin en arrivant au boulot, de nombreux Franciliens pestent contre les pannes de signalisation, les trains supprimés, les malaises voyageurs et autres incidents qui émaillent leurs trajets quotidiens domicile-travail. Tous les usagers ont le sentiment de vivre l'enfer, mais tous ne sont pourtant pas logés à la même enseigne. C'est en tout cas ce qui ressort de la synthèse éditée par le Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif) qui s'est penché sur la ponctualité des trains pour l'année 2015.

Ce document présente, pour chaque ligne du réseau, deux indicateurs de performance aux heures de pointe. Le premier mesure le nombre de trains en circulation par rapport à ceux promis par contrat par la RATP, le second les temps d'attentes en heures creuses, toujours par rapport aux engagements de la régie de transport.

Ces données permettent aux salariés qui pâtissent de ces dysfonctionnement de prouver à leur employeur que leurs fréquents retards ne sont pas de leur fait. Mais elles servent surtout à déterminer si le Stif doit exiger de la RATP et de la SNCF un malus pour ne pas avoir tenu leurs objectifs ou leur verser un bonus si elles ont fait mieux que prévu. 

Pour 13 des 14 lignes de métros que compte le réseau parisien, la RATP a été en mesure d'atteindre ses engagements en heures de pointe en 2015. Il faut néanmoins souligner que sur la moitié des lignes, ses performances sont en retrait par rapport à 2014, ce qui veut dire que moins de métros ont circulé. En heures creuses, le relâchement est plus flagrant puisque les objectifs ne sont atteints que sur moins de la moitié des lignes.

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- © Stif

C'est la ligne 14 qui, sans surprise (elle est automatique) offre la meilleure qualité de service aux Franciliens, puisque le nombre de trains en circulation y même légèrement supérieurs aux objectifs fixés. En semaine et en heure de pointe, un usager attend moins de 1 minute 25 secondes entre deux métros. En heure creuse aussi, les voyageurs attendent moins que prévu, avec un taux de réalisation de 99,9 pour un objectif de 98.

Autre bonne élève, la ligne 1 (elle aussi automatique) où le nombre de trains en circulation est bien au dessus des seuils requis. Le temps d'attente entre deux métros est de 1 minute 45 secondes en période de forte affluence pointe. En heure creuse aussi, les passagers qui veulent se rendre en direction de la Défense ou du château de Vincennes ont eu droit à plus de métro que l'objectif. 

Cette ponctualité a de quoi faire pâlir d'envie les usagers de la ligne 13, qui dessert le nord de Paris (Asnières et Saint-Denis) et le sud de la capitale (Chatillon-Montrouge). C'est en effet la seule ligne où l'offre en heure de pointe s'est avérée en deçà des objectifs fixés, alors que c'est une des lignes le plus saturées du réseau.

Les usagers remontés contre la ligne 13 pourraient tout à fait monter un collectif avec ceux empruntant le RER, qui eu aussi ont à subir une mauvaise qualité de service : aucune ligne n'atteint les objectifs de réalisation.

Les plus touchés sont les usagers de la ligne A, où seulement 84,5% des RER arrivent à l'heure ou avec moins de 5 minutes de retard. Le tronçon desservant Nanterre préfecture-Cergy exploité par la SNCF, est le pire de la ligne (70,7%). La ligne D affiche un taux de ponctualité de 86,6%, suivie par par la C ( 89,4%), la D (86,3%), la B (90%) et enfin la E (93,8%).

C.C.