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Rafale: "Je n'imagine pas que l'Inde n'aille pas au bout de ce long processus"

Eric Trappier était l'invité de BFM Business ce lundi 10 février

Eric Trappier était l'invité de BFM Business ce lundi 10 février - -

Eric Trappier, président directeur général de Dassault Aviation était l'invité de BFM Business ce lundi 10 février. Il est revenu sur le report du contrat sur le Rafale par l'Inde.

Le Rafale va-t-il enfin avoir son premier contrat à l'export? Eric Trappier, président directeur général de Dassault Aviation, invité de BFM Business ce lundi 10 février, y croit encore. "Je reste confiant", a-t-il déclaré. "J'ai rencontré les autorités indiennes. Elles sont toujours très mobilisées. Les élections qui arrivent sont de natures à décaler une signature mais nous sommes prêts à signer", a précisé Eric Trappier.

Le 6 février, le ministre indien de la Défense, A.K. Antony, avait déclaré que la finalisation du méga-contrat portant sur 126 appareils ne sera pas conclue avant l'exercice budgétaire 2014-2015 qui débutera en avril prochain.

Dassault Aviation a "les reins solides"

Et si Eric Trappier est aussi confiant c'est parce que Dassault Aviation a d'autres prospects en cours. "Mais je n'imagine pas que l'Inde n'aille pas au bout de ce long processus". D'autant plus que le Rafale est bien plus compétitif que ces concurrents. " Le cout global du Rafale est de 30 milliards (pour 300 avions). Le développement d'un Rafale est de 7 à 8 milliards d'euros, c'est largement inférieur au développement d'un avion de combat américain. F35 coûte 50 milliards d'euros"

Mais reste à savoir si Dassault Aviation peut se permettre d'attendre. "Grâce à la dualité de notre société, civile et militaire, nous avons les reins solides pour atteindre la commande de Rafale", précise Eric Trappier.

D'autant plus que Dassault Aviation a été choisi, avec BAE System, pour mener une étude conjointe sur les drones de combat. La France et le Royaume-Uni vont y consacrer 145 millions d'euros. Ces drones seront utilisés seuls ou en formation aux côtés d'avions de combat avec pilote à bord, d'ici à 2030. "Les drones de combat, personne au monde aujourd'hui ne domine cette technologie. Donc nous sommes plutôt en avance", se félicite Eric Trappier.

Malgré cette confiance, les résultats 2013, qui seront publiés fin février par Dassault Aviation, risquent d'être décevants. Eric Trappier a souligné : "les commandes ont repris depuis 2 ans mais le marché est encore convalescent. Nous ne sont pas encore au niveau d'y à 2 ou 3 ans. Nous attendons une meilleure année 2014 que 2013".

D. L.