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Poids lourds: vers une hausse du prix du gazole

La Fédération nationale des transporteurs routiers assure que la hausse de 4 centimes, annoncée par le gouvernement, n'est "qu'une piste de travail".

La Fédération nationale des transporteurs routiers assure que la hausse de 4 centimes, annoncée par le gouvernement, n'est "qu'une piste de travail". - Jean-Pierre Clatot - AFP

La Fédération nationale des transporteurs a affirmé que la hausse du prix du gazole de quatre centimes en 2015 pour les poids lourds n'était qu'une "piste de travail". Le secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies avait auparavant assuré qu'elle serait effective dès le 1er janvier.

Rien ne serait tranché concernant la hausse du gazole pour les poids lourds. La Fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR) a indiqué ce jeudi 16 octobre que l'augmentation du gazole de 4 centimes pour 2015 n'est "qu'une piste de travail".

"Nous avons réservé notre réponse à cette proposition. On va consulter nos instance", a ainsi déclaré Nicolas Paulissen, le délégué général de la FNTR.

Une affirmation qui nuance les propos du secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies. Ce dernier avait, un peu plus tôt dans la matinée, affirmé que les poids lourds se verront appliquer une hausse de prix du gazole de quatre centimes en 2015, pour compenser le manque à gagner sur l'écotaxe

Cette solution, temporaire, "va s'appliquer dès le 1er janvier, dès lors qu'elle aura été votée par le Parlement" comme amendement au projet de budget pour l'an prochain, avait-il déclaré à l'issue d'une réunion avec les transporteurs routiers.

Renoncer à des exonérations

Pour ces derniers, une hausse du prix de quatre centimes reviendrait à renoncer à deux exonérations.

D'une part, deux centimes dans le cadre de la taxe carbone, dont ils devaient être exonérés puisqu'ils devaient déjà s'acquitter de l'écotaxe. D'autre part, deux centimes dans le cadre de la taxe gazole, annoncée dans le projet de loi de finances pour compenser le manque à gagner après l'abaissement du périmètre de l'écotaxe, et donc une diminution des recettes prévues.

Une recette de 320 millions d'euros

Alain Vidalies avait indiqué que, pour 2015, ces hausses appliquées aux transporteurs devaient permettre de récolter "une recette nette de 320 millions d'euros". C'est moins que le péage de transit poids lourds, qui devait succéder à l'écotaxe. Ce dernier aurait dû rapporter 360 millions d'euros à l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) et 30 millions aux collectivités locales.

Les discussions continuent avec les transporteurs pour trouver une solution pérenne de financement des infrastructures de transport, rôle qui incombait à la défunte écotaxe, à échéance du 1er janvier 2016. 

J.M. avec AFP