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Plan d'aide à l'automobile : rappel des principales mesures

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Revalorisation des bonus pour les voitures électriques et hybrides, financement de bornes de rechargement, déblocage de fonds pour les investissements des constructeurs et des sous-traitants : le point sur les mesures phares du plan Montebourg.

Le plan du gouvernement, qui vient après l'annonce-choc de la suppression de 8.000 postes par PSA, prévoit d'augmenter le bonus écologique pour les voitures "propres" et de soutenir financièrement les acteurs du secteur automobile.

"Réinventer l'automobile française"

"Ce plan porte une stratégie industrielle nouvelle en réinventant l'automobile française progressivement", a fait valoir le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg. Il s'agit de faire de la voiture propre "un objet de la vie quotidienne de tous les Français (...) y compris les classes populaires et moyennes qui doivent pouvoir elles aussi sortir dans un horizon assez proche de la dépendance énergétique".

Pour hybrides et électriques

En particulier, le bonus écologique (7.000 euros contre 5.000 précédemment pour les voitures électriques) doit mettre la Zoé de Renault au prix de 13.400 euros, soit "un niveau de prix comparable" à celui de la Clio ou de la 208, a souligné M. Montebourg.

Outre les voitures électriques, qui ne représentent que 1% du marché, le plan gouvernemental donne un coup de pouce au bonus pour les hybrides (doublé à 4.000 euros), et des augmentations moindres pour les moteurs thermiques les moins polluants.

Aussi, un pari financier

Ces bonus coûteront 490 millions d'euros l'an prochain, une charge presque totalement compensée par un doublement du malus sur les voitures les plus polluantes, qui émettent plus de 180 g/CO2/km.

L'Etat s'engage aussi à ce qu'une voiture sur quatre qu'il achète soit hybride ou électrique, et veut convaincre les collectivités de faire de même pour arriver à environ 11.000 véhicules par an. M. Montebourg souhaite également stimuler la filière du recyclage, un vivier potentiel d'emplois.

Sur le volet financier, environ 175 millions d'euros viendront soutenir les entreprises de la filière, notamment dans leurs investissements et leur trésorerie. Le reste est constitué de dépenses maintenues (710 millions d'euros) ou réorientées (600 millions d'euros).

Enfin, la France devrait demander à Bruxelles de se pencher sur l'accord de libre- échange UE-Corée du Sud, accusé d'ouvrir la porte de l'Europe aux voitures sud-coréennes très compétitives.