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Les "cars Macron" ont séduit 5 millions de passagers en un an

(image d'illustration)

(image d'illustration) - Thomas Samson - AFP

Plus de douze mois après la libéralisation du transport de longue distance par autocar, les trois acteurs qui se partagent ce marché en dressent un bilan positif en termes de trafic même si aucun ne gagne d'argent.

Elles s'appellent FlixBus, Ouibus et Isilines. Créées à l'été 2015, ces compagnies d'autocars qui relient les villes de France entre elles ont la cote. À l'occasion de son congrès annuel, la Fédération Nationale des Transports de Voyageurs a annoncé que ces entreprises avaient transporté cinq millions de passagers l'an dernier.

À titre de comparaison, comme le rappelle Le Figaro, seuls 110.000 passagers ont voyagé en autocar en 2014 grâce au cabotage. Pour rappel, un passager était autorisé à effectuer un court trajet national à condition que l'autocar emprunté desserve une ligne internationale. 

De son côté, l'Arafer (Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières) a rappelé que ces transporteurs avaient dégagé un chiffre d'affaires de 40 millions d'euros en onze mois.

Le gendarme de la route et du rail indique également que désormais 193 villes et 75 départements sont desservis par ces autocaristes. Mais seules trois liaisons sont particulièrement empruntées par les voyageurs.

Les axes Lille-Paris, Lyon-Paris et Rouen-Paris sont privilégiés par les utilisateurs. Des jeunes essentiellement, mais aussi de plus en plus de seniors. Tous séduits par les prix attractifs pratiqués par ces compagnies. Or, comme le souligne dans Les Échos Guillaume Pépy, le président de la SNCF (maison-mère de Ouibus) "les prix pratiqués ne couvrent pas les coûts de production". 

À l'été 2015, cinq compagnies s'étaient lancées dans l'aventure du transport de longue distance par autocar. Quelques mois après, il n'en reste plus que trois. Le quotidien économique rappelle que la confédération de PME Starshipper et l'opérateur britannique Megabus ont été contraints de passer la main à la suite de pertes importantes. 

Antonin Moriscot Journaliste BFMTV