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Le métro est-il vraiment le moyen de transport le plus exposé aux bactéries?

Une étude récente s’est attelée à comparer la présence des bactéries selon les modes de transport dans plusieurs villes du monde. A Paris, les voyageurs sont évidemment exposés aux bactéries dans le métro, mais étonnamment il ne s’agit pas du moyen de transport le plus à risque.

Bacilles à Gram, entérobactéries ou encore streptocoques font tous les jours le voyage avec vous. Ces bactéries, provenant de la salive ou bien de matières fécales sont présentes dans les transports et tous les transports.

Une récente étude commandée par une entreprise de pressing ZipJet s'est intéressée à comparer la présence de ces bactéries selon les modes de transports à Berlin, Londres et Paris. Plusieurs prélèvements ont ainsi été effectués à plusieurs moments de la journée dans le métro, dans les gares, dans les taxis et VTC ainsi que dans le bus.

Dans le métro, les bactéries les plus présentes sont les bacilles à Gram négatif non-fermentaires que l'on retrouve dans les eaux stagnantes comme les flaques d'eau ou les égouts.

Les prélèvement ont mis en avant une présence moyenne de bactéries dans le métro.
Les prélèvement ont mis en avant une présence moyenne de bactéries dans le métro. © Zipjet

Faible taux de bactéries dans le bus

Mais étonnamment, l'étude pointe "seulement" une présence moyenne des bactéries sur les sièges du métro, à l'inverse des bancs situés dans le hall de la gare du Nord. C'est sur ces bancs que se concentrent le plus de bactéries avec notamment une présence très élevée d'entérobactéries et entérocoques, provenant de matières fécales et pouvant provoquer des infections gastro-intestinales. 

Du côté des taxis et VTC, l'étude a décelé une présence moyenne de bactérie avec comme dans le métro un fort taux de Bacilles à Gram négatif non-fermentaires. Dans le classement, seul le bus s'en sort avec un faible taux de bactéries.

C. B avec Raphaël Maillochon