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La SNCF inaugure ses premiers portiques anti-fraude

Quatre prototypes de dispositifs d’embarquement TGV sont installés dans les gares de Paris-Montparnasse et Marseille-Saint-Charles. Ils sont fournis par les industriels Thales, IER, Scheidt & Bachmann et Xerox.

Quatre prototypes de dispositifs d’embarquement TGV sont installés dans les gares de Paris-Montparnasse et Marseille-Saint-Charles. Ils sont fournis par les industriels Thales, IER, Scheidt & Bachmann et Xerox. - SNCF

À partir de ce 11 janvier 2016, la SNCF teste, dans ses gares Paris-Montparnasse et Marseille-Saint-Charles, des portiques de contrôle des billets. Un dispositif qui vise à réduire la fraude qui lui coûte 300 millions d'euros par an.

Après les portiques de sécurité à la gare du Nord pour le Thalys, la SNCF expérimente les portiques de contrôle des billets sur les quais des TGV. À partir de ce lundi 11 janvier 2016, quatre prototypes de dispositifs d’embarquement TGV sont installés dans les gares de Paris-Montparnasse et Marseille-Saint-Charles. Ils sont expérimentés pour une durée de trois mois.

Quatre industriels fournissent ces équipements: Thales, IER, Scheidt & Bachmann et Xerox. Mais seul l’un d’entre eux sera retenu par la SNCF qui prévoit de les généraliser dans d’autres gares TGV à l’horizon 2017.

Dans les deux gares retenues pour ce test, les voyageurs valident leur titre de transport grâce aux lecteurs optiques sans contact de ces équipements. Ces systèmes sont capables de lire tout type de support: billet classique, imprimé, sur smartphone et cartes à puce. Seuls les voyageurs munis d’un billet accéderont au train, ce qui répondra à l'objectif premier de cette expérimentation: la lutte contre la fraude qui lui coûte 300 millions d'euros par an.

Sept portiques par quai pour traiter 100 passagers par minute

La SNCF avance aussi que ces portiques anti-fraude répondent à une demande des clients. Selon une enquête Ifop d’août 2015, 88% des voyageurs souhaitent un contrôle des titres de transport avant l’accès au train. "Les fraudeurs mobilisent 70 à 80% du temps des personnels de bord. Avec ces portes d'embarquement, ils pourront passer plus de temps avec les clients" explique Antoine de Rocquigny, directeur des opérations et du service aux clients de l'entreprise publique.

À l'instar des portiques de sécurité, l'installation de ces dispositifs soulève la question de la fluidité de l'embarquement. Sur les conseils des industriels sollicités, la SNCF a installé 7 à 8 portiques qui en moyenne peuvent absorber 100 passagers par minute. Dans l'absolu, il faudrait donc à peine plus de 10 minutes pour embarquer 1.000 clients.

Des personnels de la SNCF seront placés sur le quai pour veiller au bon déroulement des opérations de contrôle de billets et aider les passagers qui auraient des difficultés pour franchir les portiques.

Ces équipements de contrôle automatisé des billets sont complémentaires des portiques de sécurité. "Si on souhaitait procéder à des contrôles aléatoires des bagages, ce serait plus facile car nos portes d'embarquement régulent l'accès au train. C'est d'ailleurs ce que l'on va faire de manière aléatoire" a précisé Antoine de Rocquigny sur le site internet de la SNCF.

Frédéric Bergé