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La SNCF confrontée à une augmentation des suicides sur les voies

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Cinquante-six suicides sur les voies en octobre, c'est 30% de plus par rapport en 2011. Et un casse-tête logistique d'autant plus grand pour la SNCF qui s'ajoute au drame humain.

Les cadres de la SNCF parlent "d'accident de personnes". Un terme édulcoré pour traduire des drames humains en nette augmentation. 56 suicides sur les voies en octobre, soit près de deux par jour, c'est 30% de plus par rapport à la même époque l'an dernier.

"Les derniers chiffres en matière de suicide sont absolument catastrophiques", avait commenté le 20 novembre le PDG de la SNCF, Guillaume Pépy.

Deux heures trente avant la reprise du trafic

Car pour la société ferroviaire, le casse-tête logistique vient s'ajouter au drame humain.

Entre l'annonce par haut-parleurs d'un "accident de personnes" et celle de la "reprise normale du trafic" s'écoule en effet deux heures et demi en moyenne. Le conducteur doit, en effet, être relevé et un officier de police judiciaire constater qu'il s'agit bien d'un suicide avant que le trafic puisse reprendre.

La moitié en Île-de-France

Un défi d'autant plus grand que la moitié des suicides se produisent en Île-de-France, qui représente 40% des circulations ferroviaires en France.

A Paris, la RATP tente de limiter au maximum ces situations en équipant les nouvelles lignes de métro de garde-fous munis de portes le long de la voie. Malheureusement, ce type d'équipement n'est pas envisageable pour les trains "grandes lignes" de la SNCF, puisqu'en fonction des trains, les portes ne s'ouvrent pas au même endroit...