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La SNCF augmente les amendes pour les fraudeurs

Mieux vaut avoir son billet avant de monter dans le train car à partir de mars le surcoût appliqué aux tickets achetés à bord pourra atteindre 15 euros.

Mieux vaut avoir son billet avant de monter dans le train car à partir de mars le surcoût appliqué aux tickets achetés à bord pourra atteindre 15 euros. - Denis Charle - AFP

Ce lundi 2 mars entre en vigueur la nouvelle grille de tarif des amendes dressées contre les fraudeurs. Désormais un voyageur contrôlé sans billet dans un train devra débourser 50 euros.

Voyager sans billet va coûter plus cher, que l'on soit resquilleur ou simple étourdi à partir de ce 2 mars. Dans le cadre de son plan anti-fraude présenté ce vendredi 20 février, la SNCF avait annoncé une sévère augmentation des amendes.

Un voyageur contrôlé sans billet déboursera désormais 50 euros, alors que cet "oubli" était facturé 35 euros jusqu'à maintenant. Si il effectue un trajet de plus de 150 km, il devra en plus s'acquitter du prix du billet.

Et choisir de ne pas payer immédiatement son dû au contrôleur est à aussi plus lourdement sanctionné en raison de la hausse des frais de dossiers. Au total, les fraudeurs devront s'acquitter jusqu'à 88 euros pour une contravention délivrée sur un trajet de plus 150 km, contre 55 euros actuellement pour les trajets de plus de 100 km. Il disposera de 2 mois pour s'acquitter de ce montant, au delà il devra payer au Trésor Public une amende forfaite majorée d'un montant de 375 euros.

Ceux qui montent dans le train sans avoir de billet et veulent régulariser leur situation auprès du contrôleur sont eux aussi plus lourdement pénalisés. Le barème de bord, soit le surcoût appliqué aux billets achetés dans le train, s'élève de 7 à 15 euros, en fonction de la distance, contre 4 à 10 euros auparavant.

Des portiques installés à l'entrée des quais

Le plan anti-fraude de la SNCF va au delà de ces augmentations. Car délivrer des amendes ne suffit pas, il faut aussi s'assurer de leur paiement. Et c'est jusqu'à présent le talon d'Achille du dispositif : seulement 11,6% des PV délivrés dans les TER sont finalement réglés. Car il suffit de donner une adresse erronée au contrôleur pour brouiller les pistes et ne jamais recevoir l'amende. Pour mettre fin à cette combine, la SNCF a obtenu de l'Etat le droit d'interroger les pouvoirs publics pour vérifier l'adresse du contrevenant.

Par ailleurs, la répression à l'encontre des 22.000 multi-fraudeurs recensés sera durcie: le seuil au-delà duquel un fraudeur devient multi-fraudeur est abaissé de 10 à 5 procès-verbaux, et le dépôt de plainte devient systématique.

La SNCF entend aussi lutter contre les fraudeurs en amont, avant qu'ils n'accèdent au train. L'idée est d'installer des portiques à l'entrée des quais, qui permettront de valider les billets sans contact. Mais pas question d'équiper tout le réseau, l'objectif annoncé est d'équiper de ces valideurs les principales destinations TGV d'ici à 2017.

C.C.