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La riposte des taxis parisiens

Les taxis parisiens tentent de reconquérir leurs clients

Les taxis parisiens tentent de reconquérir leurs clients - -

Les taxis parisiens contre-attaquent. Autolib, Vélib, auto-partage, ... les nouveaux moyens de se déplacer dans la capitale font réagir les traditionnels taxis, qui lancent tous de nouveaux services pour fidéliser leur clientèle.

Trop peu nombreux, introuvables aux heures de pointe, et confrontés depuis peu à de nouveaux concurrents... Les taxis parisiens tentent de reconquérir leurs clients partis vers l'Autolib, le co-voiturage ou autre.

Dernière riposte en date, avec les taxis bleus qui se mettent au système de la carte pré-payée. Rien de révolutionnaire mais une nouvelle offre d'accès prioritaire pour ses abonnés et des facilités de paiement.

Cette carte rechargeable, d'un montant minimal de 50 euros , est un mode de paiement "idéal pour les taxivores", qui peuvent ainsi "maîtriser leur consommation de taxis", argumente la compagnie. La souscription à cet abonnement s'élève à 25 euros pour une durée d'un an. A terme, l'offre s'étoffera avec des cartes ciblées pour la clientèle "junior", "famille", "senior", "première classe" et "prestige".

Les taxis tentent de s'adapter

La compagnie G7, leader en Ile-de-France avec ses 6.500 taxis, elle, avait riposté il y a quelques mois avec le WeCab, le taxi collectif, à prix cassés, pour les aéroports parisiens. Un moyen là aussi de rattraper leur retard sur le créneau du taxi partagé.

Le succès ne se dément pas: avec "des prix 40% inférieurs au prix des taxis classiques, nous avons fait plus de 100 courses par jour pendant l'été", assure son président Serge Metz.

Véritable manque de taxis

Les taxis traditionnels ne voient pas d'un bon oeil la montée de cette concurrence qui "détruit la nature même du service taxi", s'alarme Franklin Robine du Syndicat de défense des conducteurs de taxis parisiens (SDCTP).

Pourtant il existe un véritable manque de taxis. Aujourd'hui il y aurait 17 000 taxis parisiens contre 40 000 à Londres.

La Préfecture de police accorde pourtant régulièrement de nouvelles licences. Et certaines compagnies parisiennes prévoient d'augmenter leur flotte dans les mois à venir.

Mais ça reste difficile, pour les acteurs traditionnels du transport, de jouer sur les prix. Il leur reste donc l'innovation par les services.

Plusieurs centrales de réservations ont lancé leur application pour Smartphone, comme lebontaxi, qui travaille avec 600 véhicules à Paris. Grâce à un service de géolocalisation, le client peut visualiser le taxi disponible le plus proche et entrer en contact avec le chauffeur.

Isabelle Gollentz