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La région Paca ne veut plus de la SNCF pour gérer le réseau des TER

Christian Estrosi engage "l'accélération de l'ouverture à la concurrence".

Christian Estrosi engage "l'accélération de l'ouverture à la concurrence". - François Nascimbeni - AFP

Christian Estrosi, président de la région Paca, a décidé de rompre les négociations avec la SNCF pour la reconduction d'une convention régissant le réseau des transports express régionaux. Il veut accélérer l'ouverture à la concurrence.

La région Paca ne veut plus de la SNCF pour la reconduction de la convention régissant le réseau des transports express régionaux. "Je romps toute négociation avec la SNCF pour la reconduction d'une convention qui avait été signée il y a dix ans et qui voyait son terme arriver en décembre prochain", a affirmé Christian Estrosi, président de la région Paca, lors d'une conférence de presse.

"J'engage l'accélération de l'ouverture à la concurrence dès 2019", et "même avant si l'État le permet", a indiqué le président de la région, affirmant qu'il s'agissait d'une "première en France" et qu'il voulait faire de Paca une "région pilote" en la matière. "Nous travaillons à la création d'un groupement européen de coopération territoriale qui associerait au moins Monaco et la Ligurie", en Italie, a-t-il déclaré, évoquant une collaboration possible avec la société italienne Thello, qui concurrence déjà la SNCF en assurant des liaisons ferroviaires entre la France et l'Italie.

"Le train n'est pas toujours le plus adapté, des offres alternatives sont à l'étude", a ajouté Christian Estrosi, citant les "cars régionaux" et les "bus à haut niveau de service".

"36 millions de trop" au vu des "86 trains en grève"

Le président de région a également déclaré étudier la possibilité d'une gestion en régie pour organiser certaines lignes de transport ferroviaire, "sur le modèle des chemins de fer de Provence" pour contrecarrer "le monopole de la SNCF".

La région conteste le devis de 291 millions d'euros établi par la SNCF pour l'année en cours, estimant qu'il y avait "36 millions de trop" au vu des "86 trains en grève, annulés ou en panne de conducteur" depuis janvier dernier, selon Christian Estrosi, qui précise avoir communiqué cette décision lundi au président de la SNCF Guillaume Pepy. "Le 3 novembre nous soumettrons aux élus (de la région) un budget unilatéral pour le devis de 2016", a affirmé le président de région, tout en assurant que les transports continueraient d'être assurés. La région "ne paiera que ce qu'elle doit", a-t-il dit.

Les régions Paca et Auvergne-Rhône-Alpes avaient déjà annoncé début septembre leur intention d'imposer des pénalités à la SNCF en raison de suppressions de TER par manque de conducteurs, un problème reconnu par la compagnie ferroviaire qui avait dit vouloir "régler cette situation d'ici la fin de l'année".

Guillaume Pepy avait admis en mars une "erreur de prévision" du nombre de départs à la retraite et promis le recrutement de 1.000 nouveaux conducteurs en 2016.

D. L. avec AFP