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La NASA recrute un cadre pour gérer les "agressions" extra-terrestres

La NASA veut protéger la planète des microbes extra-terrestres et l'empêcher de contaminer l'espace avec ses propres maladies contagieuses.

La NASA veut protéger la planète des microbes extra-terrestres et l'empêcher de contaminer l'espace avec ses propres maladies contagieuses. - AFP PHOTO-NOAA-NASA GOES PROJECT/HANDOUT

Pour protéger la terre contre les microbes extra-terrestres tout en veillant à que nous n'exportions pas dans l'espace nos propres agents contagieux, l'agence spatiale américaine cherche un expert du sujet. Bien payé, ce poste est réservé aux citoyens américains.

Dans la série des emplois atypiques, la NASA propose un poste de cadre en charge de la protection de la planète (planetary protection officer) contre les "agressions" extra-terrestres. En fait d'agressions, il ne s'agit pas d'éviter l'invasion des "petits hommes verts" mais plutôt de veiller à ce que la Terre ne soit pas contaminée par des "agents" minuscules: des bactéries ou des virus qui auraient été ramenées insidieusement à l'occasion d'une mission spatiale. A l'inverse, le titulaire du poste devra veiller à ce qu'une mission spatiale n'exporte avec elle des microbes terriens potentiellement contagieux.

Le descriptif du poste publié en ligne sur le site internet de la NASA est sans ambigüité sur le sens de la mission générale dévolue à ce "protecteur de la planète". "La protection planétaire concerne l'évitement de la contamination organique et biologique dans l'exploration spatiale humaine et robotique" explique l'agence spatiale américaine.

Un travail de "coordination" avec une dimension internationale

Pour ceux qui s'imaginent déjà participer à des missions spatiales, le descriptif du poste prévoit a priori un emploi à plein temps "sur le plancher des vaches". Ses différentes missions consisteront surtout en un travail de coordination, notamment à l 'international, visant à alerter les équipes de la NASA sur les besoins en matière de "protection planétaire". Le poste implique de conduire des évaluations indépendantes régulières et de fournir des conseils "concernant la conformité par les missions de vols spatiaux robotiques et humains avec les politiques de protection planétaire de la NASA, les exigences légales et les obligations internationales".

Sa tâche principale sera donc de veiller à établir les procédures pour réduire ces risques de contamination au départ et à l'arrivée des missions spatiales, lorsqu'il y a un retour sur terre. Ce qui implique de veiller à la mise en oeuvre des protocoles de "stérilisation" sur tous les équipements envoyés dans l'espace, notamment les sondes amenées à se poser éventuellement sur une planète du système solaire.

Le poste existe à la NASA depuis 1967

À l'inverse, le chargé de la "protection planétaire" de la NASA devra mettre tous les moyens en oeuvre pour éviter la contamination éventuelle de la Terre par des bactéries ou des agents biologiques rapportés à leur insu par les capsules (et leurs spationautes) ou les sondes, à leur retour.

Le poste, qui a été créé à la NASA en 1967, est plutôt bien payé. Le salaire proposé est à six chiffres puisqu'il peut varie de 124.000 à 187.000 dollars brut (104.000 à 157.000 euros), précise l'offre d'emploi mise en ligne. En revanche, il est réservé aux citoyen(ne)s des États-Unis. L'actuelle titulaire du poste, Catharine Conley, attend donc son successeur, les postulant(e)s ayant jusqu'au 14 août 2017 pour envoyer leur candidature à la NASA. Pour les non-américain(e)s, il y a une seule autre opportunité de postuler pour un tel poste de "protecteur de la planète" puisqu'il existe aussi à l'agence spatiale européenne (ESA) mais il actuellement occupé par Gerhard Kmikek et n'est donc pas vacant.

Frédéric Bergé
https://twitter.com/BergeFrederic Frédéric Bergé Journaliste BFM Éco