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L'incroyable proposition de Ryanair à Air France

Ryanair entre pas à pas dans la cour des grands.

Ryanair entre pas à pas dans la cour des grands. - Lex van Lieshout - AFP

La compagnie low-cost irlandaise propose aux grandes compagnies de réduire leurs coûts sur les vols moyen-courriers. Pour cela, rien de plus simple: il suffit de travailler ensemble.

Michael O'Leary n'est jamais à court d'idées. Le patron de Ryanair a plaidé en faveur d'un nouveau modèle qui permettrait aux compagnies à bas coûts d'"alimenter" les grandes compagnies européennes en sièges sur les lignes moyen-courriers.

Les grandes compagnies européennes "doivent trouver un moyen de travailler avec Ryanair, Easy Jet, c'est la solution pour elles de réduire leurs coûts sur les vols moyen-courriers", a estimé Michael O'Leary lors d'une conférence de presse à Paris consacrée au programme d'été 2016. "Je pense que ce qui va se passer dans les 5 années à venir en Europe, pour (la compagnie française) Air France, (allemande) Lufthansa, IAG (British Airways-Iberia), c'est qu'elles (...) vont être présentes sur le long courrier et de plus en plus s'éloigner du moyen-courrier", a-t-il ajouté.

"Mes sièges sont à 30 euros"

Pour le patron de Ryanair, il n'est pas question d'"alliances", une façon de "penser qui date d'il y a 15 ans", mais simplement d'"alimenter" les grandes compagnies en sièges à bas coûts. "Pour Air France, le coût d'un siège moyen-courrier doit tourner autour de 100 à 120 euros, mes sièges sont à 30 euros", a expliqué Michael O'Leary. "Ils peuvent donc acheter des sièges à un prix bien moins élevé que ce que leur coûtent leurs propres sièges" a-t-il ajouté.

Ryanair proposera 43 lignes au départ de l'aéroport de Beauvais dans le cadre de son programme d'été 2016. "Nous aurions voulu croître plus fortement en France mais (...) nous sommes davantage encouragés à nous développer par des aéroports en Italie, en Allemagne et en Espagne", a commenté Michael O'Leary, estimant que le "système" en France "n'encourage pas à la réforme et n'encourage pas à la compétitivité".

D. L. avec AFP