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Juniac: la grève "compromet l’avenir d’Air France"

Alexandre de Juniac a une nouvelle fois défendu le projet de redressement d'Air France.

Alexandre de Juniac a une nouvelle fois défendu le projet de redressement d'Air France. - Thomas Samson - AFP

Le PDG de la compagnie était l’invité de RMC ce jeudi 18 septembre. Il a notamment défendu le virage stratégique du low cost, censé réduire l’écart avec les "géants" Easyjet et Ryanair.

Alors qu’Air France s’apprête à vivre son quatrième jour de grève, son PDG a tenté une nouvelle fois de convaincre les pilotes d’adhérer à la stratégie de l’entreprise, en particulier sur le dossier sensible du low cost.

Invité de RMC ce jeudi 18 septembre, Alexandre de Juniac a ainsi fait part de ses craintes, estimant qu’en bloquant le projet de la compagnie et de sa filiale Transavia, "on compromet l’avenir d’Air France" puisque chaque jour de grève, dont le coût est évalué entre 10 à 15 millions d'euros, repousse les objectifs de retour à la rentabilité. Or face à la compagnie se dressent "des géants, Easyjet et Ryanair".

Air France a "raté" le tournant du low cost

Le dirigeant a ensuite rappelé son projet dans le low cost, alors que Transavia ne compte à ce jour que 14 appareils. "On veut 37 avions en France, créer 1.000 emplois dont 250 de pilotes", a-t-il affirmé. Puis, ensuite, "exporter le modèle en Europe".

Alexandre de Juniac est également revenu sur la polémique autour des conditions de travail, alors que les pilotes réclament que le droit français soit appliqué partout. "On s’est battu pour que les low cost qui viennent en France appliquent le droit français. Donc si nous allons en Europe, nous appliquerons le droit du pays", s’est-il justifié. Tout en reconnaissant avoir "raté" le tournant du transport à bas coût, indispensable "si on veut être un géant".

Y.D. et C. P.