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Grève à la SNCF: le mail de la CGT-cheminots qui met Pepy en colère

Guillaume Pepy voit une menace dans le mail de la CGT-Cheminots.

Guillaume Pepy voit une menace dans le mail de la CGT-Cheminots. - Geoffroy van der Hasselt - AFP

La CGT-Cheminots aurait demandé par mail à ses militants de désorganiser le trafic les jours où il n'y a pas grève. Pour le patron de la SNCF, ce syndicat "s'apprête à faire des actions qui ne sont pas légales".

Jeudi 22 mars sera certainement un jeudi noir pour le gouvernement. Avant la grève inédite de la SNCF qui débutera le 3 avril et durera trois mois, un premier mouvement a lieu demain. Guillaume Pepy, président de la SNCF, a dévoilé sur RTL les prévisions de trafic: "Pour demain, il faut s'attendre à 25% des trains InterCités qui circuleront, 30% des trains en Île-de-France, 40% pour les TGV et enfin 50% pour les TER"

Néanmoins selon des informations du Parisien la grève devrait être encore plus dure. Seules deux des quatre organisations représentatives ont appelé les cheminots à débrayer ce jeudi. Les usagers auraient donc pu espérer ne pas être trop impactés par cette première grève. Mais le quotidien s'est procuré un mail interne envoyé par la CGT-Cheminots qui demande à ses militants de perturber un maximum la circulation.

"Les jours où il n'y a pas grève, on doit travailler""

L'organisation syndicale affirme ne pas demander à ses adhérents de réaliser des actes illégaux, mais au contraire de respecter scrupuleusement le règlement. Une grève du zèle, en quelque sorte, qui vaudra pour la totalité du mouvement social engagé contre la réforme de la SNCF.

De quoi mettre Guillaume Pepy en colère. Pour le président de la SNCF. "c'est très grave d'appeler à la désorganisation du travail'. Dans ce mail, les cheminots sont appelés à ne pas faciliter le travail de la direction les jours travaillés: "La désorganisation du travail devra se faire également sur les jours ouvrés mais je ne vous en dis pas plus sur ce mail, je pense que vous avez compris où l’on veut en venir". Pour le patron de la SNCF, "on s'apprête à faire des actions qui ne sont pas légales. Je crois que l'auteur doit s'expliquer". Et il ajoute: "La grève est un droit constitutionnel, mais les jours où il n'y a pas grève, on doit travailler". Guillaume Pepy conclut: "C'est une menace incompréhensible".

D. L.