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Fusion EADS/BAE: la date de présentation du projet peut-elle être décalée?

EADS veut aller le plus vite possible pour régler la fusion entre EADS et BAE Systems

EADS veut aller le plus vite possible pour régler la fusion entre EADS et BAE Systems - -

Le projet doit être remis le 10 octobre aux autorités de régulation boursière britannique. Les gouvernements allemand et français souhaitent repousser cette échéance alors qu’EADS veut au contraire la respecter coûte que coûte. Mais aucune barrière juridique n’empêche un report du délai.

La finalisation du projet de mégafusion entre EADS et BAE Systems pourrait être reportée. Les discussions entre les gouvernements français et allemands notamment pourraient durer plus longtemps.Le ministre allemand de la Défense, Thomas de Maiziere, a ainsi évoqué ce jeudi 27 septembre la possibilité d'une prolongation des négociations.

La date du 10 Octobre avait initialement été fixée comme date butoire. Mais dans les faits, il est possible de la repousser. Elle a été automatiquement décidée par la règlementation boursière britannique et donne à peine 30 jours pour boucler l'affaire. Mais le code britannique sur les rachats et les fusions permet que ce délai soit étendu.

Dans les faits, cela arrive même souvent : sur les 57 opérations en Grande-Bretagne ces 12 derniers mois, 23 ont obtenu un délai supplémentaire, indique un expert juridique.

La date du 10 octobre est absolument nécessaire

C'est donc techniquement possible. C'est aussi ce que souhaitent les différents gouvernements engagés dans les négociations. Des deux côtés du Rhin, on reconnait qu'il sera impossible de respecter les délais, car le dossier est extrêmement complexe. "Même les Britanniques sont d'accord et n'y voient aucun inconvénient", estime une source proche du dossier.

Mais visiblement, ce possible report irrite les industriels. EADS semble s'accrocher à cette date. "Nous voulons fournir les clarifications nécessaires d'ici le 10 Octobre", indique un porte-parole du groupe. Depuis le début des discussions, Tom Enders veut aller vite. Le patron du groupe estime que "plus le temps passe, plus le dossier risque de devenir complexe". Dans le journal Les Echos, Fabrice Brégier, PDG d’Airbus, filiale d’EADS, va jusqu’à dire que le respect de cette date est "absolument nécessaire".

Alexis Pluyette